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Billet de blog 26 septembre 2024

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Vive la faillite !

Panique, c'est la panique, tous les indicateurs sont au rouge, au gros rouge si j'ose dire et l'Etat, notre Etat, semble au bord du gouffre ! Tu parles, voilà qu'on nous rejoue les scènes de : "la faillite" ! Nous n'avons plus d'argent nous dit-on ! Mais que croire, et surtout peut on trembler sans poser avant tout quelques questions qui fâchent ?

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Eh oui les amis, nous y sommes ! Nous sommes devant un déficit budgétaire abyssale, historique, impensable !

Et on peut y aller comme çà de tous les adjectifs possibles et imaginables, "la France est en faillite", dirais-je pour reprendre une formule devenue célèbre et nous nous sommes livrés à de telles gabegies qu'il va nous falloir payer, et payer encore !

Bon personnellement, j'en suis déjà à sortir mon chéquier et je trouverais bien quelque monnaie de singe pour payer mon obole, pas de soucis, mais au delà de mon petit moi, est ce que je ne suis pas fondé à m'étonner, à m'interroger sur notre situation actuelle ? 

Vous vous souvenez de notre "Premier" il y a un peu plus d'une décennie ? 

Il était là dans notre téloche à nous affirmer qu'il était là "à la tête d'un Etat en faillite" !

Vue l'aspect solennel de la déclaration, personnellement j'ai eu tendance à le croire. il nous faudrait, c'était certain, faire des efforts colossaux pour redresser la barre des finances publiques !   

Tu parles !

Depuis, nos gouvernements successifs se sont pourtant ingéniés à baisser les impôts et en particulier les impôts des plus aisés ! 

Au nom d'une efficacité fiscale non démontrée d'ailleurs, on a fait preuve en haut de l'Etat d'une imagination sans borne pour inventer des paratonnerres fiscaux des boucliers machin truc et j'en passe. L'argument massif des gouvernements successifs étaient, dit-on de favoriser l'activité et de ramener nos pauvres exilés fiscaux à la maison. Grace à tous ces petits arrangements nous bénéficierions, c'était certain du : "ruisselle ment", et la croissance repartirait de plus belle un jour, un jour...

Bon on va oublier ce petit détail, mais quand même, est ce que nos hommes politiques n'ont pas organisé l'assèchement des finances publiques ? 

On peut se le demander quand on se remémore ces mesures fiscales à gogo (dispositifs Pinel, bouclier fiscal, allègement de charges sociales sur les bas salaires... sans parler bien sur de ma prime rénov...) ! 

On peut se le demander d'autant plus si l'on veut bien s'arrêter quelques minutes sur cet extraordinaire dispositif du "quoi qu'il en coute" mis en place durant le Covid. On est comme sidéré par ce déversement d'argent public sans contrôle, ni contrepartie ! Etait ainsi revenu le temps de : "l'argent hélicoptère" ! 

Pensez, pendant plusieurs mois, ce gouvernement et le chef de l'Etat lui même ont admis la nécessité de tout arrêter et de payer rubis sur l'ongle salaires, charges sociales et bien sûr chiffres d'affaires. L'Etat a ainsi agi en réassureur de dernier ressort, sans compter, sans limite ! Pourra t-on dire un jour : sans contrôle ?             

Et Personne n'a rien dit ! Pas même les restaurateurs dont on connait pourtant les rétissances à l'égard de l'action publique !

Pourtant, là encore nous pourrions dire, nous pourrions inspecter et nous interroger encore et encore : comment un Etat en Faillite a t-il pu se substituer des mois durant à la quasi totalité de l'activité économique et mettre le pays sous perfusion sans s'effondrer lui même ?

Nous aurait on menti ? 

Pourquoi, nous citoyens, n'avons nous pas moufeté ? 

Bon, qui suis je, moi, pour poser des questions aussi ridicules qu'irrespectueuses ? J'n'y connais rien en finance publique et sans doute que le "Mozart de la finance" a trouvé des recettes miracles pour venir  à notre secours : Merci E...

Reste quand même la question essentielle : qui va payer ? 

Si nous sommes encore un peu plus près du gouffre qu'auparavant, ce dont je doute, il ne faudrait pas que les plus modestes soient les dindons de notre farce budgétaire ! Il ne faudrait pas qu'on continue à payer la rénovation de maisons à ceux qui en ont déjà une, alors qu'on peine déjà à loger tout le monde ! Il ne faudrait pas que l'on accorde à monsieur Machin Truc des remises fiscales parce qu'il est susceptible d'optimiser ses rentrées d'argent. Il ne faudrait pas qu'on concède aux "investisseurs" des aides publiques sans que la représentation nationale ait un regard aiguisé sur ces dernières !

Et puis honnêtement est ce que c'est à l'Etat de payer tout ou partie les femmes de ménages qui officient chez les particuliers ? 

En d'autres termes : est ce qu'il n'est pas temps, en particulier pour les plus modestes qu'on accuse si souvent de parasitisme, d'interroger les pouvoirs publics sur ces milliards déversés en direction de ce qui en ont le moins besoin ?  Est ce qu'il n'est pas temps d'organiser un débat clair sur ce que reçoit chacun de manière directe ou indirecte, afin de réajuster les contributions de chacun ? 

Vive la faillite !

Chouette !

On va enfin refaire de la politique ! 

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