on nous la fait à l'envers !

Hier je disais encore que je rigolais quand je voyais le cafarnaüm provoqué par le débat sur les retraites. Malgré tout mon amusement n'est que de pure façade dans la mesure où ce débat qui s'enkyste reste aveugle, aveuglé par le gouvernement et dés orquestrés par les syndicats !

C'est vrai quoi on pourrait penser que le débat sur les retraites est un point central de la contestation sociale et on aurait ainsi raison de s'inquiéter si, et seulement si les retraités actuels étaient massivement à la rue ! On aurait raison de s'alarmer de cette question des retraites si on en était à déplorer l'amoncellement de ces vieux dans les centres d'accueils ou dans les foyers sociaux de tout poils

Seulement voilà aujourd'hui cette inquiétude est elle fondée ?

Voyons, si l'on veut bien s'arréter un tant soit peu sur la condition des retraités, on est quand même bien obligé d'admettre que pris dans leur ensemble les retraités ne sont pas à la rue, loin de là ! Certaines mauvaises langues affirment même que ces retraités constituent la catégorie d'age la plus aisée et que chaque individus percevrait enfin le fruit de son labeur autour de 60 ans  ! Les vieux, aujourd'hui serait donc largement privilégiés !

Mieux si on veut bien considérer certains facteurs on peut aussi souligner le fait que ces vieux  souvent propriétaires ont vu (pour une bonne part) leur biens immobiliers se valoriser avec le temps, ce qui place ces vieux, encore une fois dans une position très largement confortable par rapport aux jeunes, mais aussi par rapports à nombre de quadra actifs encore largement endettés !

Alors, à  quoi rime ce débat sur les retraites ?

A parler d'un réel problème ou plutôt à organiser progressivement une panique sur le sujet ?

Il y a effectivement des urgences sociales, y compris d'ailleurs dans le camps même des retraités ! On pourrait ainsi s'inquiéter des retraités pauvres ! On pourrait aussi parler du chômage de masse, on pourrait discuter de la manière de le traiter...On pourrait aussi centrer le débat sur la place des jeunes dans nos sociétés, ou mieux encore s'interroger sur la destination de ces 400 milliards d'euros dépensés chaque années dans le but théorique d'assurer à tous un logement !

On pourrait faire tout çà ! On pourrait faire tout çà et justement parler retraites : parce que parler logement, emploi, santé, EGALITE, c'est encore et toujours parler RETRAITE ! Etre mieux dans la vie, c'est parler retraite, et c'est tout au moins le meilleurs moyen d'y parvenir et d'en profiter  (pourquoi les cadres et les enseignants sont ils les grands bénéficiaires du système ?) !

Seulement voila on a choisi de commencer le débat social par la fin, par les fins ! On a mis la charrue avant les boeufs, de telle manière que le laboureur empêtré dans son sillon, en oublie de s'interroger sur de nombreuses questions connexes : comme celle de l'utilisation de semence par exemple ! Pourtant pas d'enfants pas de retraites et pas de logement : pas d'enfants !

 Que dis je : pas d'emploi, pas d'enfants !

Vous voyez, c'est compliqué, plus compliqué que çà n'en a l'air ! Parce que pas d'enfants au travail, c'est pas de cotisants et pas de cotisants c'est...

Ca vaut peut être la peine qu'on y réfléchisse, non ? D'autant que si on s'habitue à regarder au delà du chiffon rouge que nous agite le gouvernement on va peut être s'apercevoir qu'il entretient ce feu, pour éviter de parler de ce qui fâche vraiment !

 

 

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