Rigolade ?

Franchement comment faire autrement que de rigoler quand on aperçoit un certain Cohn Bendit, se montrer favorable au port du masque et à l’obligation du principe de précaution ? J’ai pas envie d’être malade, dit-il ! Bien mais qui en a réellement envie ?

Non sans blague, il y’a quelque chose de drôle à voir un certain D C B se montrer favorable à l’obligation du port du masque et à la pénalisation du non respect de la loi ! L’homme symbole du « il est interdit d’interdire », s’est ainsi mué avec l’âge, en chantre absolu du « principe de précaution, c’est drôle non ? 

DCB dit Dany le Rouge, revendique maintenant le droit à vivre, à sauvegarder sa santé, à exister sans risque !

Qui a dit que la vieillesse était un naufrage ?

Dany l’homme symbole de la révolte des jeunes, l’homme de 68 se mue ainsi tout à coup en vieux grincheux, désireux de voir prendre, je cite : « des mesures autoritaires » ! Le parangon de  la jeunesse d’abord, oublie maintenant ce qui l’a fait vivre, exister au niveau international , et ose, oui, ose prendre l’exemple de la Corée pour justifier sa démarche !

Que se passe t-il donc dans nos pays ? La maladie dont nous souffrons est elle de nature respiratoire et pulmonaire, ou est elle d’une toute autre nature ? D’une nature bien plus grave et bien plus insidieuse ? Le masque n’étant plus là un outil de protection mais véritablement  la manifestation de nouveaux symptômes ?

A mon sens, Dany, l’urgence ne réside pas seulement dans le fait de ne pas être malade !

A quoi servira le monde s’il est totalement arrêté, figé comme on l’a fait, dans un confinement monstrueux, et pour nombre de jeunes : totalement inhumain ?

« IL EST INTERDIT D INTERDIRE »  disait l’autre

Mais que lui est il arrivé ? La peur lui a t-elle appris la « sur prudence » le sacro saint principe de précaution ?

Mais enfin que se passe t-il ?

A t-on oublié les conséquences des vraies grandes pandémies que nos pays ont subi dans leur histoire ? On ne parlait plus; là de quelques dizaines de milliers de morts, on parlait en millions : un tiers de la population française a disparu dans la période du XIV° siècle ! Le monde s’est il arrêté de tourner. ? Près d’un million de Français ont disparu lors de la pandémie de grippe espagnole au début du XX°, a t-on stoppé entièrement la machine pour autant ?

Bah non bien sûr ?

Et pourquoi ?

Bah parce qu’on sait bien qu’à coté de la vie, il y a la mort, oui : la mort ! Cette mort que nous avons occultée, que nous avons circonscrite dans des lieux ultra spécialisés appelés hôpital, interdite de cité, de citer allais je dire !       

Naguère ultra présente elle a disparu de l’espace public, et ce faisant elle a donné aux enfants chéris du Baby boom l’idée insensée qu’elle avait disparu !  L’idée impensable qu’elle avait été vaincue. On transplante des cœurs, on imagine même greffer des têtes (voir la Chine) et si l’on se réfère à la plaisanterie qu’on entend dans un film célèbre, nos professeurs de médecines se prennent maintenant pour Dieu !

Et si notre société soufrait d’infantilisation précoce,  de retour au sentiment d’invincibilité si chère au petit garçon qui part à la conquête du monde l’épée de bois à la main ? La  reprise de conscience de notre fragilité infinie nous menace t-elle au point de nous interdire de vivre ? Va t-on bientôt inventer « une bonne conscience du masque »  une bien-pensance de la protection absolue, et si oui irons nous jusqu’à nous emballer sous des couches de cellophane que nous jetterons après usage avec la meilleure conscience du monde ?

Il parait que la bonne science médicale c’est de savoir faire la balance entre risques et bénéfices, entre l’acceptable et l’inutile, entre le vivable et l’insupportable. Le problème c’est qu’aujourd’hui on ne donne plus le choix au patient, on ne lui demande plus ce qu’il souhaite et s’il désire ou non se pourrir la vie; et se ruiner ou non de manière définitive !

Jusqu’où et pendant combien de temps va t-on chercher à aller trop loin ?    

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