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Billet de blog 30 octobre 2024

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Pardonnez moi, parce que j’ai péché

Je sais je n’ai pas donné la version totale de cette phrase éminemment célèbre, et vous êtes donc déjà fondés à discréditer mes propos. Pourtant ….

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Pourtant je voudrais bien qu’on s’arrête un peu sur les discours qui nous sont tenus ici ou là par de nombreux spécialistes en tout genre,  en particulier sur les chaines d’info en continu ! Si on les en croit en effet  : nous sommes fautifs, nous sommes infiniment fautifs et il est logique que nous payons maintenant nos errements passés ! LCI, (vous savez la fameuse chaine info !) c’est ainsi faite le relai de ce discours eschatologique qui nous promet les foudres de l’enfer pour…MAINTENANT.

Déjà lors de la crise Covid nous avons pu assister au bal de ces spécialistes qui nous accusaient d’avoir, pour chacun d’entre nous, massacré les milieu naturels d’animaux qui ne nous avaient rien fait et qui, en retour nous emmenaient maintenant leur maladie. Le pangolin (pauvre bête) nous avait ainsi contaminé comme s’il avait commis un juste acte de vengeance à l’égard d’hommes ambitieux et inconscients. Et maintenant la guerre frappait à nos portes parce que nous avions, nous en particulier Européens, trop compté sur, je cite les « dividendes de la paix » !

Oui donc, je le dis mon…, pardonnez moi parce que j’ai pêché !

En fait où que je me tourne, quand j’écoute nos grands spécialistes, je ne vois plus que moralisateurs et donneurs de leçons ! Même dans la sphère de l’économie, où les économistes pourtant seraient fondés à faire preuve de la modestie la plus grande tellement ils se trompent continuellement, on voit ces gens d’un nouveau Moyen Age qui nous promettent les pires lendemains, et je n’ose même pas là évoquer certains cercles politiques qui nous décrivent déjà comme brulant dans les abysses de l’enfer ! Non, L’Allemagne ne paiera pas !

Ah, si nous avions écouté les avertissements du Fameux Monstre Invisible, nous n’en serions pas là. Nous ne tremblerions pas devant ce gouffre abyssale de la dette qui va bientôt nous submerger, nous enterrer, nos dévorer. Nous n’en serions pas maintenant à demander contrits : un pardon divin "Divus Marketus" qui ne viendra évidemment pas !

Je suis sans doute malvenu à faire ce constat, ayant moi même participé à cette ambiance de malheur, à plusieurs reprises. Pourtant j’ai envie de dire que même dans le domaine du catastrophisme nous serions bien inspirés de faire preuve aussi de modestie, mieux : de doute !

Vous savez: le doute… Le pire n'est jamais certain, et puis excusez moi cette lapalissade mais cinq minutes avant notre mort, nous serons encore vivants, alors vivons !

En effet la fin du monde, on nous la promet depuis longtemps maintenant. Certains chrétiens ne nous voyaient pas d’ailleurs survivre à l’An Mille qui devait marquer le retour de l’Antéchrist ,et on ne peut manquer de rappeler l’incontournable monsieur Malthus qui diagnostiquait au XV° siècle la fin de l’humanité si celle ci continuait de croître sans limite ! A plus d’un milliard d’habitants le monde deviendrait en effet , à l'en croire : invivable !

PS : nous sommes aujourd’hui 65 millions de Français soit près de quatre fois plus que sous Louis XIV et pourtant, malgré nos dissensions, nous n’avons jamais aussi bien vécu ! Et pire encore nous sommes bientot 10 milliards sur cette terre !

Alors  qu’est ce que çà change de nous annoncer celà ?

Quel crédit donner à ces nouveaux oiseaux de malheur ?

Peut on calquer le discours de certains politiques du milieu du siècle dernier (« les cons… » Daladier) sur la situation actuelle en Russie ? Et si non, le catastrophisme a t-il des fonctions moins avouables ?

Ces questions valent aussi d’être posées ne serait ce que pour demander à ces « donneurs d’alerte » quelles solutions ils proposent et analyser leurs a-priori, connaitre leur parcours et…

Choisir !

Vous souvenez vous d’ailleurs d’un certain Emmanuel M ? Mozart de la finance nous disait-on, qui militait sans sourciller en faveur d’un strict sérieux budgétaire et qui soudain après une élection et une réélection triomphale nous proposait le : « quoi qu’il en coute », un truc de dingue si l’on veut bien se remémorer son parcours ?

Vous vous souvenez, d'un certain Premier qui l'avait précédé et qui nous affirmait avec un aplomb certain : "je suis à la tête d'un Etat en faillite ?" 

Tous ces gens dans leurs prêches nous promettaient les foudres de l'enfer ! …

Allez, je veux bien participer encore une fois de l’angoisse générale et vous annoncer que demain…. Mieux même, je veux bien mettre une chasuble, porter n’importe quel colifichet  autour du cou, et m’allonger face au sol les bras en croix tous les cinq mètres en criant : « c’est ma faute, ma très grande faute, mon unique faute !…

Mais petit rappel : nous n’avons jamais vécu aussi bien et aussi vieux dans toute l’histoire humaine. Mieux : maintenant un enfant né en Europe de l’Ouest a des chances de connaître son  arrière arrière grand père, alors que deux siècles plus tôt il serait mort avant l'age de cinq ans dans la moitié des cas ! 

Alors une fois que j’aurais fait cet acte de contrition (pardonnez moi parce que j'ai...)  qu’est ce que vous me proposerez ?

C’est là que je vous attends en fait ! Quels sacrifices me demandez vous, nous demanderez vous, et surtout êtes vous réellement prêts vous même à me montrer le chemin, dans le sérieux, l’abnégation, et la contrition ? Etes vous prêts « mes frères sérieux » mes « frères la morale »  à sacrifier sur l'autel de "l'avenir" et nécessairement PARTAGER ?

A VOIR…     

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