Lettre ouverte à Jean-Christophe (1/…)

Il y a bientôt 5 ans que nous nous connaissons, mon cher Jean-Christophe. Notre "relation" est un enfer pour moi. J'ai décidé d'en parler dans une suite de lettres dont celle-ci est la première.

Mon cher Jean-Christophe,

J’ai beaucoup réfléchi sur le nom que j’allais employer pour m’adresser à vous. Il n’était pas question d’utiliser votre pseudonyme de Twitter, ni cet autre identifiant qui rappelait votre profession. Je ne voulais pas non plus utiliser votre titre. Et enfin, j’ai renoncé à employer votre nom, malgré le fait que quiconque cherche un peu sur internet, le trouve facilement.

Nous nous sommes « connus » le jour où j’avais publié sur ce blog une lettre ouverte à un ecclésiastique ("Lettre ouverte à l'abbé Grosjean et à ceux qui le suivent") où j’expliquais pourquoi je trouvais idiot de vouloir interdire le Mariage Pour Tous (MPT) au nom d’une morale catholique qui n’était pas reconnue par de nombreux athées et agnostiques. Vous avez réagi à mon texte, comme beaucoup : plusieurs centaines de commentaires. Mais vous vous êtes distingué par votre impatience : je ne vous répondais pas personnellement assez vite… Il est vrai que le « succès » que j’ai recueilli et que je n’avais pas cherché vous a particulièrement dérangé. Pensez donc, vous qui saviez si bien argumenter sur le MPT (pour dire qu’il ne fallait pas le voter), qui présentiez un raisonnement « inattaquable », voilà que vous deviez « affronter » un petit blanc-bec qui semblait convertir pas mal de gens avec la thèse inverse à la vôtre. Vous avez nourri en vous à mon égard une jalousie et une haine qui n’ont fait que s’amplifier depuis presque 5 ans.

Tout vous était permis : dérision, moqueries méchantes, médisance, calomnies, humiliation même parfois… (J’ai plus de 300 captures d’écran de vos messages pour prouver cela, mais je ne les afficherai pas ici pour ne pas vous humilier, à moins que vous me le demandiez) Vous vous êtes moqué de ma foi, de mes mots, de mes photos, de mon physique, de mes idées personnelles… tout y est passé.

Un jour, vous êtes allé plus loin. Vous êtes homophobe (pourquoi le nier ? cela se voit à vue d’œil dans vos tweets) et vous avez imaginé de vous servir de moi pour contraindre un homosexuel à ôter de son compte une photo sur laquelle figurait un (ou deux ?) de vos enfants. Vous m’avez donc envoyé un mail anonyme, un chantage infantile où vous me disiez que « ma réputation » serait mise à mal si je ne coupais pas tous les ponts avec cet homosexuel. Comme je n’ai pas marché dans ce chantage, vous avez obtenu d’un prêtre de votre bord qu’il me téléphone lui-même pour me dire ce que vous attendiez au minimum.

Non content de cela, vous êtes allé porter plainte à la police contre moi et contre cette personne. Cette personne, je ne l’avais jamais vue et bien qu’abonné à son compte Twitter et lui au mien, nous ne nous étions envoyé que très peu de tweets l’un à l’autre. Voilà que vous me désigniez comme complice de lui. Moi qui habite en Belgique, à 500 de vous et de lui, j’étais devenu un pervers. Cet épisode judiciaire se termina pour moi en eau de boudin… Les preuves d’une hypothétique culpabilité étant tout à fait inexistantes.

Mais je ne veux pas revenir là-dessus, à moins que vous me le demandiez. Là  aussi, j’ai les mails, les tweets et vos déclarations….

Je termine ici ma première lettre. La suivante paraîtra la semaine prochaine. J’y parlerai de nos façons de vivre notre foi l’un et l’autre et de la façon dont vous l’exprimez.

Recevez, mon cher Jean-Christophe, toute ma considération.

 

                                                                            Thierry Peltier

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