Limousin, la SNCF choisit le tribunal plutôt que le service public.

En fin d’année 2017, la direction régionale Limousin de la SNCF a décidé de supprimer les autorisations de départ par les chefs de service pour les transférer aux contrôleurs.

Devant la nocivité de cette décision, les CHSCT concernés ont immédiatement demandé la mise en place d’une consultation. La direction de la SNCF a répondu par la négative, affichant mépris et menaces.

Face à une direction d’entreprise qui se comporte en véritable fossoyeur du rail, les représentants de la CGT ont utilisé le CHSCT extraordinaire pour imposer à la direction une demande d’expertise.

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Refusant cette expertise, la direction de la SNCF a fait le choix de poursuivre les membres du CHSCT devant le tribunal civil.

La réponse de la SNCF témoigne de sa volonté d’accélérer la casse du rail public, mettant en danger la sécurité des cheminots et des usagers.

Huit gares (Brive, Uzerche, Souillac, Bretenoux, Limoges, La Souterraine, Saint Junien, Aixe sur Vienne) sur l'établissement Limousin de la SNCF sont concernées par ces suppressions.

L’autorisation de départ n’est pas une mission anodine, elle est garante d’un train qui circule dans des conditions de sécurité maximale. En la supprimant, la SNCF s’attaque à la sécurité, notion essentielle du service public ferroviaire.

À l’heure où le gouvernement souhaite supprimer les CHSCT, le PCF tient à rappeler le rôle essentiel de cette instance représentative du personnel.

Face à un patronat de plus en plus agressif, les CHSCT permettent de poser une limite au pouvoir de l’employeur sur l’organisation du travail. Les CHSCT agissent pour préserver la santé des salariés. Le PCF réaffirme son opposition à la fusion des instances représentatives du personnel.

Le PCF apporte son soutien aux cheminots poursuivis en justice.

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