Rencontre avec des New-Yorkais : Trump is not my président

Au cours de mes premiers jours aux États-Unis, j'ai eu l'occasion d'échanger avec quelques citoyens américains sur l'arrivée au pouvoir, et son exercice, par Donald Trump. 

Le résultat est sans appel. Loin de l'image qu'il tente de véhiculer, Trump n'est pas un président populaire. Les américaines et américains avec qui j'ai eu l'occasion d'échanger désapprouvent la volonté du président de supprimer l'Obamacare, ses décrets anti-ivg et ses décisions climato-sceptique. New-York, ville ouverte sur le monde, ne peut se satisfaire d'un président qui érige en doctrine le repli sur soi. 

Dans cette ville monde, oú se côtoient autant d'origines , qu'il existe de rues, les messages de solidarité à l'égard de la communauté mexicaine fleurissent sur de nombreux murs. Le fameux slogan "Trump is not my président" prend ici tout son sens. 

Et les frappes américaines contre Daesh ? Ici, comme de l'autre côté de l'Atlantique, elles divisent la société. De nombreux américains expriment leur désaccord, face à cette escalade militaire. Frapper ceux qui utilisent des armes chimiques ? Oui, bien évidemment !  Mais ces frappes doivent être réalisées, si elles ont lieu d'être, dans le cadre d'une résolution prise par l'ONU, seule autorité compétente pour intervenir sur le plan international. 

L'attitude de François Hollande et d'Angela Merkel, qui ont approuvé l'action de Trump, est extrêmement dangereuse. Oú interviendra demain le président Américain de façon unilatérale ? En Ukraine ? Et que dirons nous ? 

Souffler sur une poudrière avec des braises ne peut rien amener de bon. Il faut porter d'autres réponses, stopper les guerres et promouvoir la paix. 

"Trump is not my président", voilà le message que veulent faire entendre au monde une large partie des américains.  

 

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