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Billet de blog 23 août 2017

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Fin des contrats aidés, le cri d'alerte du maire de Saint-Benoit de Carmaux!

Hier j'ai eu l'occasion d'échanger avec Thierry San Andres maire communiste de St-Benoit de Carmaux dans le Tarn, au sujet des contrats aidés. Pour cette commune de 2500 habitants, l'annonce de leurs suppressions par le gouvernement Macron est un véritable drame.

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Hier j'ai eu l'occasion d'échanger avec Thierry San Andres maire communiste de St-Benoit de Carmaux dans le Tarn, au sujet des contrats aidés. Pour cette commune de 2500 habitants, l'annonce de leurs suppressions par le gouvernement Macron est un véritable drame. 

Utilisés pour l'association du CLAE ainsi que pour la marie, ce type de contrat représente 7 emplois pour une comme Saint-Benoit de Carmaux. 

Comment les maintenir sans le financement de l'État ? Voilà une question qui inquiète le maire depuis plusieurs jours. "Par mois l'État participe à hauteur de 12.000 euros sur un total de 15.000. Si demain je veux maintenir ces emplois je dois trouver 144 000 euros par an !" précise Thierry San Andres. 

Pour des collectivités déjà asphyxiées par la baisse des dotations cela est insurmontable.  

"Et encore je ne parle même pas de la taxe d'habitation qui rapporte à la commune chaque année un peu plus de 400.000 euros, soit environ un tiers de budget. L'état entend supprimer celle-ci mais il va bien devoir nous redistribuer cet argent par un autre moyen. Sinon demain nous aurons les trois quart des communes en faillite !" s'alarme le maire. 

En réalité, derrière cette décision, se sont encore une fois les habitants qui vont payer la note car beaucoup de contrats aidés permettent des activités sociales utiles. Que vont-elles devenir si on supprime ces emplois ? 

Pour Saint-Benoit de Carmaux cela se traduira par une baisse du nombre d'enfants accueillis au CLAE.

Quand ? Le maire est très clair, cela va arriver très vite et les gens voit s'apercevoir des conséquentes concrètes : "Dès 2018 au moment de l'arrivée à échéance des contrats, je n'ai pas le choix". 

Les personnes en contrat aidé sont très souvent des personnes fragiles, sortant d'une longue période d'inactivé et en situation sociale délicate. Ce contrat leur permet de pouvoir se nourrir, se loger, de soigner. Il n'est pas la panacée loin de là mais il représente un filet de protection évitant à de nombreuses personnes de tomber dans des situations de pauvreté et de précarité extrême. Avec cette suppression, Emmanuel Macron vise une fois de plus les plus précaires et les plus fragiles d'entre-nous. 

En revanche, les riches démesurément une fois de plus épargnés ! Pour illustrer cela il suffit de faire le parallèle avec le CICE. 

Chaque année les contrats aidés représentent 3 milliards pour l'État soit environ 7500 euros par emplois. Le CICE c'est 20 milliards par an, soit environ 340 000 euros par emplois. 

L'un est contrôlé et crée des emplois, l'autre ne l'est pas, crée peu d'emplois mais gave les actionnaires.

La priorité doit être à la suppression du CICE et à sa réorientation vers un grand fonds d'investissement visant à pérenniser ces contrats aidés tout en augmentant leur rémunération pour permette aux personnes en bénéficiant de vivre dignement et non de survivre ! 

Ces contrats qui répondent à des besoins exigés par les missions de services publics sont essentiels pour les collectives locales et les ministères qui les contractent. 

"Que le 1er ministre soit sur d'une chose, je vais me battre pour maintenir ces emplois !" glisse le maire avec conviction. 

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