"Au coeur de la haine", plongée au coeur de l'extrême droite !

Afin de préparer mon procès contre Génération Identitaire, j’ai pendant plusieurs mois réalisé un tour de France pour rencontrer celles et ceux qui luttent contre l’extrême droite. Une extrême droite qui tisse sa toile, souvent dans une banalisation totale. Comme si tout cela était normal. Est-ce normal ? La question mérite d’être posée. Début de réponse dans ce livre.

Lorsque Thomas Portes, visage des mobilisations cheminotes du printemps 2018, se voit assigné en justice par Génération identitaire, suite à un tweet dénonçant l’opération anti-migrants du col de l’Échelle, il reste abasourdi. « Ce n’est pas moi mais eux qui devraient être poursuivis pour appel à la haine ! »

Passées la stupéfaction et la colère, le jeune syndicaliste décide de riposter en préparant son procès « dans l’action ». Quel meilleur moyen que l’écriture pour le faire ? Pendant près d’un an, il va aller à la rencontre d’acteurs de terrain, qui comme lui, ont décidé de résister à la peste brune.

Au cœur de la haine est le récit de leurs conversations. « Ces pages livrent un regard sans concessions sur la France d’aujourd’hui ; mon regard. Elles offrent également des éléments d’analyse sur la situation et proposent des solutions... »

« Le constat peut paraître sombre, mais il n’est en rien pessimiste. »

Au fil des étapes du récit, Hénin-Beaumont, Hayange, Le Mans, Nice ou Lyon, l’Europe, on comprend mieux comment l’extrême droite construit son rayonnement et accroît son influence. On trouve aussi dans l’engagement des acteurs de terrain, la possibilité d’oeuvrer à une autre vision du monde et des rapports sociaux.

82348224-112115436991316-4609688626706513920-n

EXTRAIT "L’écriture et ce livre participent à cet engagement. Ils sont un moyen pour moi de « tenir » et ils me permettent de m’immerger totalement dans la bataille antifasciste. Ainsi, je choisis de faire un tour de France tout particulier : celui des régions et endroits multiples où l’extrême droite s’est installée, en choisissant d’écouter, de donner la parole, de rendre compte du travail de celles et ceux qui l’affrontent et la combattent au quotidien. Mon récit prend parti, c’est mon regard de jeune syndicaliste et mon ressenti face aux dangers de l’extrême droite
et sa manière de contaminer les rapports sociaux comme les consciences ; c’est également ma manière de préparer, dans l’action, mon procès contre Génération identitaire. Le récit d’un combat qui m’est chevillé au corps."

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.