Déferlement de haine.

Depuis mon tweet de félicitation à Anne Hidalgo pour l’organisation de l’exposition « le CHE à Paris », le déferlement de haine et d’insultes est hallucinant. Antisémite, fils de pute, bâtard … Tout y passe.

On peut penser différemment. C'est toute la richesse du débat démocratique.  Mais débattre ne signifie pas insulter et calomnier.

Décidément chez ceux qui se qualifient de biens pensants, l’indignation est à plusieurs vitesses.  Car au-delà de mon soutien à la Maire de Paris, ce qui a déchaîné un torrent d’insultes est la mise en lumière de cette incohérence au travers de l’exemple d’Israël. J’aurais bien aimé entendre Jean-Michel Apathie ou Gilles-William Goldnadel s’indigner avec autant de force sur le massacre du peuple Palestinien ou l’emprisonnement arbitraire

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de Salah Hamouri. Dire cela n’est pas de l’antisémitisme, c’est pointer une réalité.  Ces réactions en chaîne symbolisent aussi ce qui empoisonne le débat politique sur la question israélo-palestinienne, à savoir un transfert du curseur vers le prisme uniquement religieux. Non, la question de la Palestine n’est pas une question religieuse, c’est une question politique, strictement politique.

L’indignation a pour corollaire le mensonge. Comment ne pas être exaspéré quand celles et ceux qui soutiennent la politique de Netanyahou, comparent Che Guevara à Pol Pot ou Joseph Staline ? Là aussi, j’aurai bien aimé entendre Jean-Michel Apathie ou Gilles-William Goldnadel condamner Israël quand son armée bombarde des écoles où se réfugient des enfants palestiniens.

Enfin, et que cela leur plaise ou non, la pensée du CHE est aujourd’hui plus vivante que jamais.  Ils ont voulu en faire un symbole marchand pour mieux l’étouffer, c’est raté. Pour des millions de gens le CHE c’est avant tout un révolutionnaire qui accorde à l’éthique en politique, à l’engagement total, altruiste, au rôle de l’individu une place centrale dans le processus  révolutionnaire.

Alors, je le redis, critiquer Israël ce n’est pas faire de l’antisémitisme. Critiquer Israël, c’est critiquer sa politique, jamais je ne fais et ne ferai référence à la religion. 

Allez, bonne année et on se retrouve en 2018.

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