Nous commençons à en avoir l’habitude. À chacune de nos prises de parole publiques, des militant·es du collectif #NousVivrons tentent de nous réduire au silence en nous appliquant l’infâme étiquette d’antisémite et en tentant de perturber l'évènement et d’empêcher les prises de paroles. Cette fois, c'est la discussion organisée par la librairie
La Brèche ce mardi soir qui sera visée par l'une de leurs actions, heureusement très mal préparée, puisque nous en avons été informé·es en amont.
Une fois n’est pas coutume, nous tenions aujourd’hui à les remercier. Leur projet d’action illustre à la perfection les thèses que nous développons dans notre livre Contre l’antisémitisme et ses instrumentalisations : notre critique du sionisme réellement existant,
qui organise méthodiquement la dépossession de la Palestine depuis 76 ans et permet aujourd’hui la guerre génocidaire contre Gaza, est vécue comme une menace existentielle par ces inconditionnels du régime israélien.
Dans une certaine mesure, ils ont raison. Notre projet politique vise à porter un coup fatal au colonialisme suprématiste israélien qui se déploie sur l’intégralité de la Palestine historique. Seuls les partisans de la thèse du « nouvel antisémitisme », qui assimilent la critique du sionisme à une forme réinventée de l’antisémitisme, voient dans nos idées une menace pour les Juif·ves. Contrairement à une idée répandue dans les milieux bourgeois et racistes, la libération de la Palestine n’implique aucunement une « Palestine libérée des Juif·ves ». Une Palestine affranchie de la domination sioniste signifie, au contraire, que les deux populations vivant entre le Jourdain et la Méditerranée doivent bénéficier des mêmes droits et des mêmes libertés – y compris, évidemment, le droit au retour des descendant·es des réfugié·es palestinien·nes de la Nakba.
Le Collectif #NousVivrons a pour seul objectif politique le maintien du statu quo colonial qui a débouché sur les attaques du 7 octobre et le génocide de Gaza. Leur « solution », appliquée depuis 1948, ne pourra déboucher que sur d’autres bains de sang dont les populations civiles seront, à nouveau et avec certitude, les principales victimes.
Nous appelons les partisans de la justice et de l’amour révolutionnaire à venir nombreuses et nombreux à la librairie la Brèche ce mardi 22 octobre à 19h. Les inconditionnels du génocide ne nous feront pas taire.
Maxime Benatouil
Houria Bouteldja
Françoise Vergès
La librairie La Brèche