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Billet de blog 22 novembre 2023

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Accord de trêve temporaire à Gaza

Les mobilisations sans précédent à l'échelle mondiale commencent à porter leurs fruits, même s'il faudra maintenir la pression pour parvenir à un cessez-le feu permanent.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Un accord pour une trêve humanitaire de quatre jours à Gaza et au sud-Liban vient d'être adopté. Nous sommes soulagé·es d’apprendre que des otages israélien·nes et des détenu·es palestinien·nes vont pouvoir rentrer chez eux.

Nous regrettons cependant le caractère temporaire du cessez-le-feu et appelons à maintenir la mobilisation pour un cessez-le-feu permanent, seule condition à la fin du bain de sang israélien à Gaza et à la désescalade sur le front libanais.

L’arrêt, bien que temporaire, des actions militaires israéliennes à Gaza, doit permettre la mise en place d'une aide humanitaire, la libération de 50 Israélien·nes, retenu·es depuis maintenant un mois et demi, et d’au moins 150 Palestinien·nes dont de nombreux enfants détenus arbitrairement dans les geôles israéliennes.

Nous maintenons notre appel, en accord avec les familles des otages, en faveur d'un échange de libération sur le principe du “Koulam Tmourat Koulam”, “Tout le monde pour tout le monde”, soulignant ainsi que chaque vie compte et doit être préservée.

C’est aussi selon ce principe que nous n’oublions pas que 14 000 Palestinien·nes, dont plus de 5 800 enfants, ont été tué·es par l’État israélien lors d’une opération que des experts de l’ONU définissent comme un nettoyage ethnique ou un génocide en cours.

À l’heure où ces lignes sont écrites, des milliers de Palestinien·nes sont encore enseveli·es sous les décombres, tandis que d'autres risquent de succomber à leurs blessures, ou à cause de la faim et de la déshydratation, conséquences directes du siège israélien. Des millions de Gazaoui·es ont été contraint·es de quitter leur foyer.

La situation à Gaza, sous blocus israélien depuis 16 ans, a atteint un niveau d'urgence et de désespoir sans précédent.

La guerre de vengeance du gouvernement israélien doit être arrêtée.

Depuis plus d'un mois, un raz-de-marée populaire international réclame un cessez-le-feu, répondant à l'appel de la société civile palestinienne. Nous ne pouvons que constater que cette pression exercée produit des résultats concrets : l’accord que l'on voit aujourd'hui est le résultat de mobilisations sans précédent à l'échelle mondiale.

Si cette trêve humanitaire peut constituer une première étape vers un cessez-le-feu définitif, nous ne devons pas oublier les causes profondes de l’injustice. La violente séquence qui s’est ouverte le 7/10 concerne aussi bien les Palestinien·nes de Gaza, de Cisjordanie ou de 48. Elle n’est que la manifestation la plus récente de cette injustice : la colonisation de la Palestine et le régime d’apartheid israélien.

Plus que jamais, nous devons réaffirmer que le seul chemin menant vers une paix et une sécurité garanties pour toutes et tous passe par l’égalité, la justice et la liberté des Palestinien·nes. Que la voie militaire, pas plus hier qu’aujourd’hui, n’offre aucune solution. Qu'une solution politique est indispensable et que celle-ci passe nécessairement par la décolonisation – la fin du régime d'apartheid et l'instauration d'un État où tous·tes, Israélien·nes et Palestinien·nes, bénéficieraient des mêmes droits sans distinctions.

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