Violences et harcèlement au travail : un grand pas pour les travailleuses/eurs

Quelle plus belle façon de célébrer le centième anniversaire de l'Organisation internationale du travail que d'y obtenir une victoire pour les travailleuses et travailleurs du monde entier avec l’adoption de la première norme internationale contre les violences et le harcèlement au travail.

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Et quel plus fort symbole que ce succès soit dû à l’opiniâtreté des organisations syndicales de la Confédération syndicale internationale et de ses 300 organisations affiliées présentes dans 151 pays.

Quelle fierté aussi pour la CGT qui représentait les travailleuses et travailleurs français dans la négociation âpre qui a contribué à gagner « un des textes les plus ambitieux de l’OIT de ces cinquante dernières années », s'est réjouie la confédération. C'est qu'en effet cette convention et cette recommandation devraient permettre de gagner des avancées dans tous les pays du monde, y compris dans notre pays.

On peut en juger en consultant le communiqué de la CGT qui détaille les points de cette convention et cette recommandation. Quelle bouffée d'air frais pour les travailleuses et travailleurs que ce texte producteur de normes sociales alors que nous sommes confrontés dans cette instance onusienne comme dans notre pays à un patronat qui veut justement s'affranchir de toutes les contraintes et les garanties collectives qu'il juge comme des obstacles.

Les tentatives du patronat ont été nombreuses jusqu'au dernier moment pour vider les textes de leur portée. « Nous avons arraché le soutien "sans réserve" de la France au projet de convention et de recommandation, et ainsi gagné la position favorable de toute l'Union européenne », s'est réjouie Sophie Binet, cosecrétaire générale de la CGT des cadres qui représentait la confédération dans cette négociation « Il nous faut maintenant gagner la ratification dans le plus grand nombre de pays du monde, et d'abord en France où ces textes vont nous permettre de gagner de nouveaux droits ».

Il en va donc de ces textes comme tous les textes européens prescripteurs de l'égalité salariale entre femmes et hommes ; il va désormais falloir ferrailler pour leur donner force de loi et rendre les droits effectifs.

 

Par FD, journaliste engagé et militant Ugict-CGT

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