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En d'autres temps incertains, un drôle de petit bonhomme talentueux jouait du violon avec des gants de boxe. Affublé de lunettes rondes, d'une salopette en jean et grimé d'un nez rouge, il défiait la classe politique en clamant haut et fort " Un pour tous, tous pourris" Poussant le bouchon toujours plus loin, il entrepris de se présenter à l'élection de la présidence de la République. Nu, ceint de la ceinture tricolore, une plume dans le fion, l'agitateur public dérangeait certaines instances.Toutes, selon lui. Son aura prit une telle ampleur au point de faire de l'ombre à ceux qu'il châtiait si bien. La suite, on la connaît tous.
Le pouvoir en place s'accommode fort bien d'aboyeur public tout comme le roi de son bouffon attitré, seul personnage pouvant sans conséquence se moquer du souverain.
Fou du roi, bouffon facétieux ou tribun au verbiage dithyrambique, voilà l'insoumis des temps "réformés "qui dérange haut et fort la pensée unique. Jeté en pâture aux chiens et aux loups, sous la huée unanime de journaleux En Marche, JLM fou du roi révélateur du miroir grotesque de cette démocratie en lambeaux. Et si cette tragédie annoncée n'était qu'une farce dont nous serions les dindons?