TELLE CETTE PART D’OMBRE FIGÉE DANS L’EMPREINTE D’UNE ESQUIVE

Avoir l’audace de ses rêves les plus fous, les plus insensés, où l’envers du monde en d’autres points se féconde.

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Et après…

Pour tout oublier, comme si au bout du compte il s’agissait d’en finir définitivement avec cette interminable partie de cache-cache, et tourner cette page de l’Avant afin de passer à autre chose.

Outrepasser les barrières d’arrêt. Franchir les barricades tactiles. Dépasser les bornes de séparation. Bousculer les balisages d’infortune. Sortir de ses gonds avant que ne sonne le gong fatidique. S’exonérer de cet immobilisme contrit. S’arracher de ce carcan de servitudes. Reprendre et poursuivre le flot de l’impétuosité de la vie féconde.

D’un habile tour de passe-passe, sortir de cette bulle, avancer ses pions quitte à se damner, puis retirer ce bandeau de colin-maillard qui occulte notre coquin de sort, sauter à cloche-pied pour une folâtre partie de marelle à l'arôme enfantin. Bondir, sautiller, cabrioler, aller de l’avant. Un-deux-trois, Soleil !!!!

Entendre, goûter, toucher, ouïr, jouir, exhaler, ressentir la vivacité et la pétulance de l’existence, de ce qui l’accompagne en son sens le plus profond, au-delà de toute posture de mascarades et désobligeantes contrariétés d’empêchements de… Aspirations et espérances.

À l’écart des tropismes décadents, respirer, vivre, chanter, crier, aimer, prendre le temps d’écouter battre son cœur au rythme de la vie ressuscitée dans cet élan d’enthousiasme contagieux. Et si pour rejoindre sa zone de confort, il fallait s’en extraire au lieu de s’escrimer à la protéger à tout prix ?

Demeurer, persister, subsister, inventer, exister, être… conscients et accomplis. Folles envies de cette entêtante toquade à la rescousse d’insolites dimensions, au-delà d’espaces cloisonnées, en dehors de palabres et salamalecs de courtoisie.

Se dire quantité de choses. Se dépoussiérer de l’aliénation des maux. S’enthousiasmer pour le bouillonnement de l’ardeur, dans l’entrain du mouvement. Tracer le canevas de mille impertinences. Fustiger les pensées préconçues. Bousculer les idées les plus saugrenues, les essorer à rebrousse-poil et les tordre de rires !

Sauter à point joints dans l’inconnu. Dépoussiérer les cieux encombrés. Aboyer où brille la lune. Vadrouiller du côté du pays des merveilles de Juliet, en phase côté pile, point à côté de la plaque ! Flâner dans le dédale de la pointe des flots, où s’engouffrent les plaisirs sans cesse renouvelés, jusqu’à toucher un bout d’âme à fleur de peau. Avoir l’audace de ses rêves les plus fous, les plus insensés, où l’envers du monde en d’autres points se féconde.

Quelque chose d’unique et d’imprévu, tout en douceur, sur la pointe des pieds au gré des aléas qui vont, qui viennent, qui vocifèrent et qui tempêtent dans la déflagration des lames fracassées par la houle. Esquisses de parenthèses vagabondes au travers du tempo dévolu des quatre saisons.

Le temps de lézarder, d’apprivoiser cette version décalée et découvrir ce bel écrin dans l’attente du grand frisson de cette bouffée d’oxygène. Si loin et si près à la fois, défi de nouvelles ambitions, de destins empruntés, frêles dérobades aperçues au travers des lueurs vespérales, prisme d’aparté face à l’esquive de l’empreinte des temps. Trait d’union universel.

Bien plus qu’un supposé aboutissement à quelconque traversée, une bien jolie continuité d’enchainements en guise de célébration. Comme si, au gré du hasard des insoupçonnés et des inattendus, quelconque déconvenue à se  mettre du côté de l’urgence d’agir, afin d’être en accord avec ses ambitions les plus rocambolesques. Et pourquoi pas, mettre un terme à toute puérile dispersion et s’extraire de l’ornière que l’on ne voudrait plus voir, à l’écart des zones d’ombres, vestiges de l’obscur.

A portée de regard, brève escale vers de nouveaux horizons, terrains de prochaines escapades, éléments d’architecture indispensable à la géographie des sillages et des silences comparés. Ébauches d’aperçus à la lumière du jour, où nul n’est insensible au vertige des hauteurs escarpées bousculant l’immensité des cieux. En altitude, le défi du vide s’engouffre dans les venelles tracées à la crête des cimes recouvertes de poudreuse. Blanc immaculé, paysages gelés sous les tourments des vents tourbillonnants. Intenses sentiments de plénitude.

Intime, charnel, sacralisé. Dites le avec des vers…

 

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