L'avenir est dans la rue

Pas de vaccin pour la fièvre Jaune, juste l'insurrection à venir.

 

gilets-jaunes

 

De toutes parts, le vernis des institutions se craquèle sous la pression hebdomadaire d’un peuple aux abois, bien décidé cette fois à faire entendre sa voix. Cette voix qui compte tant pour toute élection à venir mais qui devient quasiment inaudible une fois les élus en place.

Face à l’aveuglement total et à la surdité précoce d’un pouvoir quasi dictatorial, les opposants à ce système qu’on leur propose, s’affichent en jaune lumineux, scandant haut et fort à  coup de  slogans foudroyants, leur fougue et leur détermination sans faille. Indignés, insoumis incompris.

A la croisée des destins, la confrontation des mondes. D’un côté, ceux qui ont tout et qui ne veulent rien perdre. De l’autre, ceux qui n’ont plus rien à perdre et qui ont tout à gagner. Quand les miettes ne suffisent plus à alimenter le quotidien…

Le rapport de force est de toute évidence du côté de ceux qui détiennent le pouvoir. La violence, aussi contestable soit-elle, n’est ni plus ni moins qu’un aveu de faiblesse d’une élite aux abois. La violence, cette violence est l’apanage des faibles. Cette révolte citoyenne met en lumières l’insurrection qui vient. «  C’est une révolte ? Non Sire, c’est une Révolution ! » 

La verticalité abyssale d’un État suprême, un prétendu monarque obnubilé par son précieux nombril, une opposition atone balayée d’un revers de la main et la démocratie bascule dans les travers d’une république bananière !

La fissure est bien plus profonde que l’on puisse croire. Elle est la conséquence ultime d’une faille à venir. L’inexorable affrontement entre deux plaques tectoniques : celle d’un vieux monde à l’agonie et celle de ce nouveau monde dont l’avènement est à venir. Nous sommes à l’aube de l’effondrement de cette civilisation.

 Devant l’évidence de la catastrophe, il y a ceux qui s’indignent et ceux qui prennent acte, ceux qui dénoncent et ceux qui s’organisent »

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