Macronie An II Eté 3

Chronique de chienlit

Avide de surenchères libérales, à travers les figures juvéniles poussées au paroxysme de l’absurdité politique, la  défiance de l’intelligentsia est En Marche. Exalté dans son statut d’élu revendiqué légitimesquement vôtre, le monarque auréolé s’affiche en panorama quadrichrome sur tous les tabloïds médiatiques asservis, assouvis, voués à sa propre gloire.

La narration du quotidien des vaniteux tourne à la dérision voir au quasi burlesque. Le feuilleton Elyséen prend des tournures de Dallas Hollywoodien. Mais qu’importe le flacon magnum millésimé, pourvu que l’on ait l’ivresse des grandeurs et des ors de cette République piétinée, balayée, soudoyée, à la merci des mécréants et des oligarchies.

A chaque nouvel été, une nouvelle  boule puante ( Homard m’a tuer... )  vient entacher la toge immaculée du précieux en exergue. Mais rien n’y fait, toujours droit dans ses bottes de sept lieux, sans foi, ni loi, le regard pubère et hautain, il continue sa profession de foi : s’attaquer implacablement aux fondamentaux du  socle républicain.

Dans sa surenchère impitoyable, il gangrène sa violence aveugle sur la population exécrée de tant de vilénie. Répression féroce dont nous sommes aujourd’hui témoins malgré tout. Le nouveau monde se veut faire table rase du passé, il s’articule autour de projets de destruction massive fédérant les injustices et s’appuyant sur l’abrogation du lien sacré entre les hommes.

Ce lien précieux et fragile qui nous rappelle au respect mutuel et sincère, qui nous donne l’impression que tout est encore possible. Ce lien qu’une frange réfractaire d’irréductibles affiche en Gilets Jaunes, au fil des semaines égrenées. Mais le cynisme a la peau dure, en ces temps de disette imposée, la bienveillance n’est pas une valeur banquable. Allez ouste, circulez, y’a plus rien à boire !

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