LIBERTAT

Magnifique chant de lutte pour la Liberté.

 Magnifique chanson chantée par les Communards Marseillais,fusillés lors de la répression sanglante de la Commune de Marseille, instaurée en 1871, durant laquelle fut juré le serment de l'òc per autonomia, qui voulait la libération des terres d'Oc ou la mort.Cette dernière ne dura que 12 jours, réprimée par les canons français et les fusillades qui suivirent. Ce magnifique chant reste ainsi un chant de lutte international pour la Liberté.

 

LA LIBERTAT , La commune de Marseille , paroles J.Clozel ,musique M.Théron , Le Lamparo © Occitane Nadine Cesari

Toi qui es ardente et nue
Toi qui as les poings sur les hanches
Toi qui as une voix de clairon
Aujourd’hui sonne sonne à plein poumons
Ô bonne muse

Tu es la muse des pauvres gueux
Ton visage est noir de fumée
Tes yeux sentent la fusillade
Tu es une fleur de barricade
Tu es la Vénus.

Des meurt-de-faim tu es la maîtresse
De ceux qui n’ont pas de chemise
Les gueux qui vont sans souliers
Les sans-pain, les sans-lit
Ont tes caresses

Mais les autres te font roter
Les gros parvenus et leurs familles
Les ennemis des pauvres gens
Car ton nom, toi, ô sainte fille
Est Liberté.

Ô Liberté comme tu es belle
Tes yeux brillent comme des éclairs
Et tu croises, libres de tout mal,
Tes bras forts comme des haches
Sur tes mamelles.

Mais ensuite tu dis des mots rauques,
Toi plus douce que les étoiles
Et tu nous troubles, ô ma belle
Quand nous baisons, fermant les paupières
Tes pieds nus.

Toi qui es puissante et rude
Toi qui brilles dans les rayons
Toi qui as une voix de clairon
Aujourd’hui appelle, appelle à pleins poumons
L’heure est venue.

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