Friche Saint Sauveur à Lille : occupation, phase 1

La friche Saint Sauveur fait l'objet à Lille d'une vive contestation citoyenne remettant en cause le projet d'urbanisation décidé unilatéralement par les élus lillois. Le 28 juillet, un conteneur y a été installé sans autorisation par l'association Labomob et un collectif de citoyens, première opération d'appropriation "en dur" de cette friche qui vient après l'organisation d'évènements éphémères.

Le 28 juillet, l’association Labomob, soutenue par un collectif de citoyens, a installé sur la friche Saint-Sauveur à Lille un conteneur destiné à servir, après transformation réalisée collectivement, d’espace de stockage et de lieu de convivialité, de pratiques culturelles, de rencontres etc. Ce site d’implantation s’impose, eu égard aux enjeux sociaux, écologiques et citoyens, liés à l’aménagement de la friche Saint-Sauveur et du Belvédère, et aux préoccupations des habitants du quartier, de la ville de Lille et de la Métropole Européenne
de Lille.

Le 29 juillet, ce conteneur, qui avait précédemment servi au tournage du film « Dunkerque » de Christopher Nolan, sorti en salles le 19 juillet dernier, a été baptisé « La Belle Vénère » par les citoyens venus fêter cette installation. Il recevait la visite des deux députés de la France insoumise, Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis, élus respectivement dans la première et deuxième circonscription du Nord.

Le même jour, un courrier de l’association Labomob et de citoyens mobilisés était envoyé au Président de la Métropole Européenne de Lille, Damien Castelain, pour revendiquer la portée politique de cette mise en place et l’inscrire notamment comme une réponse à l’Appel « Dès demain » adressé le 10 mai 2017 par Martine Aubry à « tous les humanistes qui croient encore en l'action, (…) à tous ceux qui osent croire et dire qu'un autre avenir est possible, (…) ce qui passe par de vraies alternatives, par notre expérience locale et universelle de la démocratie. » Comme vous, écrivent les signataires de cette lettre, « nous croyons qu'un autre avenir est possible et qu'il s'invente déjà, dans la fidélité à nos idéaux, au cœur de nos territoires ; (…) nous assumons et nous revendiquons la révolution pacifique parce que démocratique, au terme de laquelle ce sont les citoyens engagés qui relèveront à la fois localement et globalement les grands défis auxquels est confrontée l'humanité. »

Prenant ainsi au mot leurs élus, les signataires ne doutent pas que ceux-ci apprécieront à sa juste mesure cette action hautement symbolique !

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