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Billet de blog 8 mai 2022

8 mai. Proches de Rosa Luxemburg. Mortes en déportation

Femmes âgées, figures connues ou moins du mouvement ouvrier, Marta Rosenbaum, Mathilde Jacob, Luise Kautsky ont été déportées et sont mortes en déportation. Le découvrir un jour au fil du travail sur Rosa Luxemburg renforce la conscience de l’importance de la lutte contre toutes les formes de fascisme et vous paralyse d’émotion.

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(Mon 8 mai 2022 - DVP)

Nombreuses/nombreux sont celles et ceux qui apparaissent dans la correspondance de Rosa Luxemburg et qui sont mortEs en déportation pour leur origine juive et/ou pour leur combat politique. Femmes âgées, figures connues ou moins du mouvement ouvrier,

Marta Rosenbaum, Mathilde Jacob, Luise Kautsky ont été déportées et sont mortes en déportation. Le découvrir un jour au fil du travail sur Rosa Luxemburg renforce la conscience de l’importance de la lutte contre toutes les formes de fascisme et vous paralyse d’émotion.

Ainsi,  souhaitons-nous rappeler ici la déportation de Luise Kautsky à 80 ans, que rien ne put sauver d’avoir été mariée avec Karl Kautsky, "semi-aryenne" pour les nazis.

Et de deux femmes qui ont tant compté dans la vie de Rosa Luxemburg et  tant fait pour sauver les témoignages de son action : Marta Rosenbaum et Mathilde Jacob.

En ce 8 mai 2015, le souvenir de Mathilde Jacob, de Marta Rosenbaum, ces femmes qui ont accompagné Rosa Luxemburg, et de Luise Kautsky, mortes en déportation, s’impose à nous.

8 mai 2015, souvenir. Mathilde Jacob, Marta Rosenbaum, si proches de Rosa Luxemburg, Luise Kautsky, mortes en déportation


Mathilde Jacob. Morte en déportation le 14 avril 1943 dans le camp de Theresienstadt

Mathilde Jacob a tapé de très nombreux manuscrits de Rosa Luxemburg.

Elle a sorti de prison de nombreuses textes et messages.

Après l'assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, elle a sauvé des lettres et documents essentiels dont nous n’aurions jamais eu connaissance.

Ici l’une des très nombreuses lettres écrites par Rosa Luxemburg. Lettre à Mathilde Jacob : 

« Votre lettre de dimanche a été le premier message écrit reçu du monde extérieur et m’a procuré beaucoup de joie. Je reçois maintenant la deuxième et je vous en remercie. Soyez tout à fait rassurée pour ce qui me concerne, je vais physiquement et moralement tout à fait bien. Le transport en « fourgon vert » lui-même ne m’a causé aucun choc, car j’avais déjà connu le même transport à Varsovie. La ressemblance était si frappante que cela a éveillé en moi toutes sortes de pensées des plus gaies. Une différence cependant, les gendarmes russes m’avaient escortée « en tant que politique » avec le plus grand respect, alors que les policiers berlinois m’indiquèrent que cela leur était complètement égal, de savoir qui j’étais et me mirent dans un fourgon avec neuf autres « collègues ». Mais en fin de compte, ce sont des choses sans importance, et n’oubliez pas que l’on doit aborder la vie, quoi qu’il arrive, avec calme et sérénité. Je possède ici les deux en quantité suffisante. Mais pour que vous ne vous fassiez pas une image exagérée de mon caractère héroïque, je dois avouer ici avec regret que je n’ai pu retenir qu’à grand peine les larmes qui me montaient aux yeux quand je dus pour la deuxième fois me déshabiller jusqu’à la chemise et me laisser fouiller. Naturellement j’étais très en colère au fond de moi d’une telle faiblesse et je le suis encore. De même, le premier soir, ce qui m’a horrifiée, ce n’est pas la cellule, le fait d’avoir été coupée brutalement du monde, mais, imaginez-vous celui de devoir aller dormir sans avoir mis ma chemise de nuit, sans m’être brossé les cheveux. Et afin que ne manque pas une citation classique! Vous souvenez-vous de la première scène de Marie Stuart, alors qu’on lui avait enlevé ses bijoux: [citation de Schiller] (Allez revoir la citation car Schiller l’a certainement bien mieux exprimé que moi!) … Mais je m’égare. Que Dieu punisse l’Angleterre et me pardonne de me comparer à une reine anglaise! De fait, je possède ici « ces petits riens qui embellissent la vie », sous la forme d’une chemise de nuit, d’un petit peigne et de savon – grâce à la bonté et à la patience d’ange de Karl [Liebknecht] – et la vie peut reprendre son cours. Je me réjouis de me lever tôt (5h40) et j’attends que Monsieur le Soleil veuille bien suivre mon exemple, afin que je puisse profiter de ce lever matinal. Ce qui est le plus beau, c’est que je vois et entends lors de la promenade dans la cour des oiseaux: une armée de moineaux insolents qui font parfois un tel bruit que je m’étonne qu’un sévère gardien n’intervienne pas pour faire cesser ce tapage; en outre quelques merles parmi lesquels un grand mâle au bec jaune qui chante de manière tout à fait différente de celui qui me rend visite à Südende. Il bavarde et couine de telle façon que l’on ne peut que rire; peut-être en mars/avril se reprendra-t-il et chantera-t-il comme il se doit. (et là je pense à mes pauvres petits moineaux qui ne trouveront plus leur repas servi sur la petite table du balcon et resteront surpris – Là vous devez obligatoirement versez quelques larmes, cela est trop triste …)

Chère madame Jacob, je vous accorde le plus grand honneur que je peux accorder à un mortel: je vous confie ma Mimi. Mais vous devez attendre encore quelques informations qui vous seront transmises par mon avocat. Alors vous devrez l’emporter dans vos bras (pas dans une quelconque corbeille ou sac !!!) avec l’aide de ma logeuse et prendre les sept merveilles du monde pour Mimi (son coussin, la petite clef, les documents, et s’il vous plaît, s’il vous plaît, son fauteuil rouge auquel elle est habituée). Tout cela devrait tenir dans votre voiture. Mais pour cela, comme je vous l’ai dit, attendez encore quelques jours.

Que faites vous? Lisez-vous beaucoup Je lis toute la journée, quand je ne mange pas, ne suis pas en promenade et ne nettoie pas la cellule. Ce qui est le plus beau, ce sont les deux heures de 7 à 9, ou je suis tranquille, lumière allumée et où je peux penser et travailler pour moi …

Mme Z[Zetkin] est malheureusement si bouleversée que je me fais du souci pour elle.

Je vous remercie de tout cœur, profitez de la vie et restez sereine.

Votre R.L.

Bien entendu je serais ravie de vous voir, mais nous devons attendre. Je n’ai pas le droit de recevoir beaucoup de visite et mes avocats revendiquent ce droit. Allez chercher aussi votre vase dans mon appartement!


Marta Rosenbaum

. Déportée le 3.10.1942, morte en déportation le 31.10.1942 dans le camp de Theresienstadt

Lettre de Rosa Luxemburg à Marta Rosenbaum, 10 février 1917 sur https://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1917-02

Ma petite Marta, très chère ! pour la dernière fois une petite lettre que vous pourrez lire en route. Nota bene : comme vous pouvez vous attendre n’importe quand à être arrêtée à la gare de Berlin en rentrant de Wronke, je vous prie instamment de ne garder aucune lettre, etc., dans votre sac à main, mais de la porter sur vous. Car vous n’êtes pas tenue de vous laisser imposer une fouille corporelle en tant que prévenue, et par la suite, dès que l’occasion se présente, vous pouvez détruire ce qui est nécessaire. Comme cette semaine était délicieuse ! Je garde une impression d’infinie harmonie et de beauté de votre visite. Vous avez raison : Kurt a tant mérité de reconnaissance de nous deux pour nous avoir réunies que rien qu’à cause de cela je dois tout lui pardonner et être bonne avec lui. Et vous avez encore raison quand vous dites :  » il a été projeté hors de sa voie « . Il faut que nous l’aidions à la retrouver. D’ailleurs, il ne faut jamais oublier d’être bon (…) Rappelez-le-moi souvent, car malheureusement j’incline à la sévérité – à vrai dire seulement dans les relations politiques. Dans les rapports personnels, je sais que je suis exempte de toute dureté, et le plus souvent j’incline à pouvoir aimer et à tout comprendre.

Comme c’est dommage que nous nous soyons rencontrées si tard ! Mais, très chère, ce qui m’attire le plus vers vous, c’est précisément la fraîcheur de votre nature, votre ouverture, votre maladresse parfois un peu enfantine. Vous donnez par là une telle impression de jeunesse, de cordialité chaleureuse, que chez vous je ne sens pas l’âge, je n’ai pas non plus l’impression que vous avez gâché vos possibilités. Je crois que vous pouvez encore devenir et réussir tout ce que vous auriez pu être plus tôt. Du reste, cela va peut-être vous surprendre ! je n’attends rien de particulier de vous. Je n’éprouve aucun besoin de jouer à la maîtresse d’école vis-à-vis d’êtres qui me sont chers. Je vous aime telle que vous êtes. Naturellement, je veux que vous ne perdiez pas complètement votre temps dans des besognes journalières,, que vous lisiez de beaucoup de bons livres, que vous aidiez et collaboriez à la grande tâche, mais tout cela, me semble-t-il, vous le pouvez telle que vous êtes, telle que je vous connais. Votre expérience (je pressentais déjà que vous avez subi de dures épreuves, quoique je n’en sache pas plus), vous me la raconterez à Südende, à la campagne, en cueillant des fleurs des champs, n’est-ce pas ? Je veux prendre ma part de vos chagrins et de votre fardeau, j’éprouve le besoin de ne pas vous voir souffrir seule. Peut-être pourrai-je par ma force et mon affection vous soutenir et vous protéger un peu. Et maintenant recevez beaucoup, beaucoup de remerciements pour les belles heures que vous m’avez procurées, pour la chaleur que vous m’avez dispensée, et aussi pour la beauté de vos mains, que je contemple chaque fois avec joie.

De tout cœur, votre Rosa.

https://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/2019/07/tres-belle-lettre-ecrite-a-la-prison-de-wronke-a-marta-rosenbaum.marta-mourra-en-camp-de-concentration.terrible-destin-des-proches-d


Luise Kautsky. Déportée à plus de 80 ans  et morte à Auschwitz le 8 décembre 1944

Rosa Luxemburg resta proche toute sa vie de Luise Kautsky même après sa séparation politique et humaine avec son mari Karl Kautsky.

Elle fut déportée en septembre 1944 à Auschwitz. Sauvée par d'autres déportée de la sélection mortelle, elle survécut jusqu'au 8 décembre. Des témoignages de Lucy Adelsberger, Orli Wald peuvent être lus sur le net.


Le terrible, implacable récit de la déportation de Mathilde Jacob.

Le récit est en allemand. Il fait partie des innombrables textes qu'il faudrait traduire. C'est un récit implacable, minutieux de la déportation et un des rares et inestimables témoignage sur sur Mathilde Jacob.

Fahrplanmäßige Ankunft Theresienstadt 11.26 Uhr

Die Wannsee-Konferenz vor 60 Jahren Oberfinanzdirektion Berlin-Brandenburg, Oberfinanzkasse, Gerichtsvollzieher, Volkswohlbund - die "Endlösung" als Verwaltungsakt. Lutz Herden

Es war am 20. Januar 1942 eine Einladung auch zum kameradschaftlichen Frühstück, dem anschließenden Kognak am Kamin. Abgeschiedenheit und Idylle der Villa am Großen Wannsee Nr. 56/58 laden zum Verweilen, doch die Zeit drängt. "In Anbetracht der außerordentlichen Bedeutung, die diesen Fragen zuzumessen ist", sei kein weiterer Aufschub zulässig, hatte SS-Gruppenführer Reinhard Heydrich in seinem Einladungsschreiben vom 8. Januar 1942 an die Vertreter der "Zentralinstanzen" des Deutschen Reiches wissen lassen.

Heydrichs Vorgesetzter, der Reichsführer SS Heinrich Himmler, soll kurz vor dem 20. Januar 1942 befürchtet haben, die Behörden könnten "kriegsbedingte Schwierigkeiten" geltend machen bei der "Endlösung" für elf Millionen europäische Juden. Aber schon nach knapp zwei Stunden bleibt Zeit für die schöne Umgebung, gegen 14.00 Uhr kann im Terrassenzimmer neben dem Konferenzraum der angekündigte Imbiss gereicht werden. Die "Zentralinstanzen" - von der Parteikanzlei, dem Reichsinnenminister über das Auswärtige Amt bis zur Reichsbahn und dem Reichssicherheitshauptamt -, mit einem Wort, die Partei- und Ministerialbürokratie des Dritten Reiches hat die "historische Aufgabe" verstanden. Zugfahrpläne werden bis auf die Minute stimmen. Namenslisten liegen bereit. Begleitkommandos sind zusammengestellt, die Gaskammern und "neuen Öfen" getestet. Absolute Verlässlichkeit, gerade in Kriegszeiten kommt es darauf an. Ein reibungsloser Verlauf für die "Endlösung" ...

Fünf Monate später ...


... im Juni 1942, erreicht ein Brief die Altonaer Straße 11, in Berlin-Moabit. Eine gutbürgerliche Wohngegend mit Tuchfühlung zum Tiergarten. Im vierten Stock des Hauses Nummer 11 am Spree-Ufer wohnt Mathilde Jacob, die sich seit einiger Zeit "Mathel Jacob" nennt, um nicht den Vornamen Sara annehmen zu müssen. Seit September 1941 trägt sie außerhalb ihrer Wohnung vorschriftsmäßig einen "handtellergroßen, schwarz ausgezogenen Sechsstern aus gelbem Stoff mit der schwarzen Aufschrift ›Jude‹ gut lesbar" auf der linken Brustseite. Im Juni 1942 ist Mathilde Jacob 69 Jahre alt, lebt von 37,80 Reichsmark Rente, gelegentlichen Schreibarbeiten. Mit dem Brief wird ihr die Deportation nach Osten angekündigt.

Vor der Abschiebung aus dem Reich verlangt der Oberfinanzpräsident Berlin-Brandenburg, eine "Vermögenserklärung" zu sehen. Diese Erklärung beginnt mit Angaben zu Person und Wohnung. Auf 18 Seiten folgen Fragen nach sämtlichen im Haushalt befindlichen Gegenständen, zu Mobiliar und Vermögenswerten, auf der Seite 18 selbst nach "Gesellschaftskleidern, Kostümen, Wollkleidern, Seidenkleidern, Röcken, Blusen, Pullovern, Pelzen, Morgenröcken, Hausanzügen ..."

Die Erklärung endet mit dem vorgedruckten Satz: "Ich versichere, vorstehende Angaben nach bestem Gewissen gemacht zu haben. Mir ist bewußt, daß falsche oder unvollständige Angaben geahndet werden."

Was Mathilde Jacob Seite für Seite einträgt, gehört ihr schon nicht mehr. Bereits am 1. Juli 1942 hat das Geheime Staatspolizeiamt, "die Einziehung des gesamten Vermögens der Reichsfeindin Mathel Jacob zugunsten des Deutschen Reiches" verfügt.

Als sie am 18. Juli 1942 ihre "Vermögenserklärung" unterschreibt, weiß Mathilde Jacob davon noch nichts. Vier Tage später verlässt sie die Altonaer Straße 11 für immer.

Der 30. Alterstransport ...


... aus Berlin wird von der Gestapo im jüdischen Altersheim, gelegen in der Großen Hamburger Straße 26, zusammengestellt. Mathilde Jacob (Kennkarten-Nummer A 050228) erhält die Transportnummer 28 - die Liste endet mit der Nummer 102. 102 Frauen und Männer, alle über 60 Jahre alt. Mehrere Tage verbringen sie im Altersheim. Von dort fällt ihr Blick auf den ältesten jüdischen Friedhof Berlins mit dem Grab des Philosophen Moses Mendelssohn, das die Gestapo - wie fast alle anderen Gräber auch - im Winter 1943 zerstören wird.

Die Urkunde des Gerichtsvollziehers "über die Einziehung des Vermögens" wird mit Poststempel vom 24. Juli 1942 bereits in die Große Hamburger Straße 26 geschickt. Kurz vor ihrem Abtransport erfährt Mathilde Jacob, dass sie nichts mehr besitzt. Eine Inventarbewertung wird am 24. September 1942 einen Schätzpreis für ihre Möbel von 343 Reichsmark ergeben.

Am 27. Juli 1942 gegen zwei Uhr nachts helfen sich die alten Leute auf die Ladeflächen zweier Lastkraftwagen in der Großen Hamburger. Die Fahrzeuge biegen zunächst in die Oranienburger Straße, fahren über die Friedrich- und Leipziger Straße in Richtung Anhalter Bahnhof. Erlaubt sind die Mitnahme eines Koffers pro Person, dazu Decken, Verpflegung für 14 Tage. Nicht erlaubt sind Wertpapiere, Schmuck, Devisen, die ohnehin niemand mehr besitzt. Nach einer Vereinbarung zwischen der Gestapo und der Deutschen Reichsbahn gehen die Transporte über Dresden nach Theresienstadt - an Dresden 7.04 Uhr, ab Dresden 7.20 Uhr, an Lobositz 10.52 Uhr, ab Lobositz 11.15 Uhr, fahrplanmäßige Ankunft an Theresienstadt 11.26 Uhr.

Mathilde Jacob fährt ab, vor sich den Tod, hinter sich fast 70 Lebensjahre in Berlin, die nun ausgelöscht werden.

Die Ämter des Reiches ...


... sind noch mit ihrem Nachlass beschäftigt, als sich Mathildes Spur schon zu verlieren beginnt. Am 15. Oktober - drei Monate nach der Deportation - reklamiert die Wilmersdorfer Firma Hermann Brack Co., Vermieter der Wohnung in der Altonaer Str. 11: die Jüdin sei verpflichtet, die Kosten für eine Instandsetzung zu tragen. Außerdem - so Vermieter Brack - wurde seit August 1942 keine Miete mehr gezahlt.

Am 24. Oktober 1942 reagiert die Oberfinanzkasse, Hermann Brack Co. werden 202 Reichsmark angewiesen.

Keinen Anlass zu Reklamationen haben die Firmen Schneider und Scheffler. Sie verkaufen das Mobiliar sowie einen Teil der Kleidung. In der Elsässerstraße 85 in Berlin-Mitte auf dem Hof der Spedition Scheffler treffen Bett, Schränke, Tische, Stühle der Mathilde Jacob ein, werden umgeladen, gelagert, verkauft.

Am 12. Oktober 1942 meldet sich der Bestattungs- und Versicherungsverein Volkswohlbund beim Oberfinanzpräsidenten Berlin-Brandenburg. Mathilde Jacob habe aus ihrer Bestattungsversicherung 66 Reichsmark zu beanspruchen. Da der Volkswohlbund aber eine Beisetzung seiner einstigen Klientin in Berlin oder irgendwo sonst im Reich ausschließe, wolle er das Geld der Oberfinanzverwaltung zur Verfügung stellen. Der Diensteifer des Volkswohlbundes findet sich mit einem Schreiben des Oberfinanzpräsidenten belohnt. "Das Vermögen der abgeschobenen Jüdin, zuletzt wohnhaft in Berlin, Altonaer Str. 11, ist durch Verfügung des Geheimen Staatspolizeiamtes, der Betroffenen zugestellt am 24. Juli 42, zugunsten des Deutschen Reiches eingezogen, also auch die 66 Reichsmark."

Damit schließen sich die Akten. Ein Leben ist entsorgt.

Lebenszeichen aus Theresienstadt gibt es nicht.

Mathilde Jacob bleibt verschollen.

Vermutlich ist sie 1943 ums Leben gekommen, unter welchen Umständen weiß niemand.

Eine vor wenigen Jahren in Israel entdeckte Registratur aus dem Krematorium Theresienstadt nennt ein Datum: 14. April 1943.

00:00 25.01.2002

Geschrieben von Lutz Herden | der Freitag   http://www.wir-falken.de/themen/verband/8160222.html

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