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Billet de blog 7 mai 2020

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En finir avec la voiture de fonction

Le dispositif des voitures de fonction, qui permet à des dirigeants l'utilisation de l'automobile prise en charge par l'employeur de manière illimitée, est une aberration écologique et sociale encouragée par des disposition fiscales favorables. J'ai fait le point sur les problèmes posés dans un article paru en janvier dans le mensuel Le Monde diplomatique.

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La voiture particulière est disponible en permanence et elle offre à son usager une mobilité sans effort physique. En Europe occidentale, quatre cinquièmes de la population en possèdent une, souvent utilisée de manière individuelle — on parle d’« autosolisme ». (...)

En dehors des métropoles, la voiture domine l’économie des transports et sculpte les modes de vie. Tel un fleuve sortant de son lit, son usage dépasse largement les domaines où elle excelle. On met le contact pour parcourir des distances très courtes, que l’on pourrait effectuer à pied ou à bicyclette ; pour se déplacer dans des zones urbaines denses, même lorsqu’il existe des transports publics ; ou encore pour des trajets plus longs, aux dépens des grandes lignes de train. Dès lors, la collectivité se retrouve noyée dans d’insolubles problèmes : embouteillages, sédentarité, dépendance pétrolière, pollution locale (précurseurs d’ozone, particules fines) et globale (gaz à effet de serre).

Ancien bras droit du président-directeur général (PDG) de Renault, M. Patrick Pélata prédit une « révolution des transports. Il y aura un changement majeur entre 2020 et 2030, avec une montée en puissance (…) des navettes sans chauffeur ». Et d’annoncer : « La production de voitures plaisir va décroître ». Autonome, partagée, réduite à la prestation de services : l’automobile de l’avenir sera vertueuse ou ne sera pas, parole de constructeur.

Ce discours du changement dans la continuité néglige un facteur crucial et pourtant peu connu, qui favorise la perpétuation de l’autosolisme : la voiture de fonction.

L'article est accessible dans son intégralité sur le site du journal :
https://www.monde-diplomatique.fr/2020/01/DOUMAYROU/61180

Bonne lecture !

Bien cordialement,
Vincent Doumayrou,
auteur de La Fracture ferroviaire, pourquoi le TGV ne sauvera pas le chemin de fer,
Préface de Georges Ribeill. Les Éditions de l'Atelier, Ivry-sur-Seine, 2007.

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