Menues considérations sur le déclin des trains de nuit et leur résurrection possible

Un mouvement de société se développe en faveur du train dans sa modalité nocturne, et des possibilités qu'il offre de parcourir de longues distances en polluant beaucoup moins qu'en avion. Mon article dans la revue belge Dérivations.

Nombreux sont nos concitoyens à considérer le train de nuit comme une activité en déclin, et cette perception est reprise par de nombreux observateurs. Exemple parmi tant d’autres, Yves Crozet, directeur du Laboratoire d’économie des transports de Lyon, estimait dans un journal français qu’« ils appartiennent au passé, comme les bateaux qui traversaient l’Atlantique et ont régressé face à l’avion à réaction »|. (...)

Quoi qu’il en soit de l’origine, le résultat est incontesté : ce n’est plus la voiture-lits mais bien l’avion qui est devenu le symbole des mœurs de mobilité des couches supérieures de la société. Un article paru dans le journal Le Monde en 2015 qualifia les victimes des attentats du Bataclan de « génération Easyjet et Erasmus », manière de faire le lien entre le mode de vie des couches aisées et diplômées et le mode de transport aérien, et de reléguer implicitement le train de longue distance, en particulier dans sa modalité nocturne, aux choses du passé |3|. Tant pis pour le romantisme du voyage et pour l’urgence climatique.

Mon propos n’est pas de nier ce déclin, dont au contraire, une bonne partie de cet article en décrira les tenants et les aboutissants, mais de montrer qu’il n’est pas, contrairement à celui des paquebots transatlantiques, n’est pas inéluctable.

Cliquez ici pour lire l'article dans son intégralité :
https://derivations.be/archives/numero-6/et-pourtant-ils-roulent.html

Bonne lecture !

Bien cordialement,

Vincent Doumayrou,
auteur de La Fracture ferroviaire, pourquoi le TGV ne sauvera pas le chemin de fer,
Préface de Georges Ribeill. Les Éditions de l'Atelier, Ivry-sur-Seine, 2007.

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