Nous avions alerté et cela ne nous réjouit pas.

Andrea Kotarac élu FI Rhône-Alpes vient d'appeler à voter RN le 26 mai. Nous avions alerté.

A deux reprises, il y a un an Vincent Présumey, Alexis Mayet et Hanna Perekhoda et plus récemment Vincent Présumey sur Mediapart, nous avons "crié dans le désert" à propos de la ligne poutinienne-national-populiste, contraire à tout internationalisme, et nous avions signalé un exemple flagrant et poussé :  l'élu régional LFI Rhône-Alpes Andrea Kotarac, en voyage auprès des autorités mafieuse du Donbass il y a un an, et à Yalta avec Marion Maréchal-Le Pen voici un mois.


Ce mardi 14 mai celui-ci vient d'appeler à voter RN (sur BFMTV) en basant sa position sur les rapports qu'il souhaite établir entre les États français et russe, expliquant avoir rencontré un vrai soutien du côté du RN sur ce point.


Nous appelons tous les militants internationalistes ainsi que les militants, y compris "insoumis", attachés aux exigences démocratiques, à tirer le bilan de cette décision politique, dont nous pouvons dire en toute tranquillité qu'elle n'a pas Andrea Kotarac pour auteur, mais les "organes" avec lesquels il est lié depuis un certain temps, c'est une évidence, mais aussi qu'elle procède d'une évolution politique fondée politiquement dans l'orientation dite "populiste" : on ne saurait donc se soustraire au bilan et à l'analyse des faits en criant à la simple trahison, sinon il y en aura d'autres.

Son alliance avec l'extrême-droite française reproduit celle qu'il avait déjà établie avec les occupants du Donbass, également d'extrême-droite, et participe de l'organisation à l'échelle européenne de réseaux d'extrême-droite et "populiste" (de droite, de gauche ou non), où se rencontrent réseaux à la Poutine et à la Bannon.
A.Kotarac était en Crimée occupée récemment, aux côtés de Marion-Maréchal Le Pen. Beaucoup, "insoumis" mais aussi militants d'autre courants, avaient alors tenté de justifier la chose au nom de la "diplomatie", et devant le tollé qui montait peu à peu, il avait reçu le soutien de Sophia Chikirou. C'était il y a trois semaines.


Maintenant les leçons doivent être tirées !

Alexis Mayet

Hanna Perekhoda,

Vincent Présumey

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