Halte à la dystopie !

Malgré tous les nuages noirs qui s'amoncellent en politique et les risques climatiques dévastateurs, cette rentrée 2019 devrait être celle du temps d'un renouveau de la sensibilité civique et démocratique française dans l'union retrouvée de tous les exploités et les laissés pour compte...

...c'est ainsi que l'on pourrait, sans toutefois tomber dans l'angélisme du Pangloss de Voltaire, envisager le proche et le moyen avenir car le macronisme a finalement révélé son véritable visage : celui d'une droite dure, arrogante, décomplexée et impitoyable.

Ayant laminé tous les vestiges des partis politiques traditionnels au service de la bourgeoisie dominante, les "marcheurs" tissent leur toile de bure afin de limiter la vie démocratique à l'emprise absolue de l'Etat et de ses lumières technocratiques : la Ve République s'est finalement métamorphosée en monarchie constitutionnelle dont tous les leviers sont aux mains des décideurs financiers.

Tous les autres se retrouvent rejetés et pour ainsi dire parqués à l'instar des indiens dans les "réserves", avec des espaces de production et de sous-culture leur permettant tout juste de survivre, de s'instruire, d'être sous-informés, et de suivre le foot pour se distraire...

Un vaste champ de contestation s'est donc ouvert avec un resorgimento de cette "lutte des classes" qui, si elle est bien différente de celle qu'ont connue nos ancêtres, n'en est pas moins âpre et rugueuse.

Par ailleurs le social a rejoint l'écologie, qui sont désormais les deux mamelles de l'indignation publique.

Mais cette fois-ci la force des choses risque d'être propice à la France d'en bas et à son combat si elle saisit l'opportunité de l'union et si elle prend conscience que sa force réside dans la fédération des aspirations légitimes et des revendications.

Non, l'avenir n'est pas bouché, le pire n'est pas sûr.

Le fond de l'air est jaune !

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