C'est le titre d'un Requiem de Mozart et aussi celui d'un chef d'oeuvre du cinéaste danois,Carl Dreyer (1943). Ce pourrait être aussi le qualificatif de cette journée du 2 octobre 2010,qui a vu déferler dans quelques unes des grandes villes de France,trois millions de sujets mécontents de la politique du prince Sarkozy,qui veut leur imposer une réforme des retraites aussi injuste qu'absurde.
Vous avez dit trois millions ? Billevesées,répond la police,ils n'étaient qu'une poignée de traîne-savates...
Ce mépris des gouvernants,cet autisme du pouvoir vont sans doute être la cause principale du tsunami électoral qui se prépare dans les tréfonds de la nation. On ne joue pas avec la colère du peuple. Surtout si c'est une colère tranquille,qui s'écoule comme un grand fleuve, dans un parcours fleché. 1789,1830,1848,1871...1935,1947,1968...ils sont nombreux ces "jours de colère" qui jalonnent l'histoire de France !
Les marcheurs de la justice sociale,les cortèges de l'égalité fiscale,toutes ces bannières colorées qui flottent au dessus des foules sont les lumières de l'espérance. Non pas de lendemains qui chantent,mais simplement d'une démocratie restaurée où la République aura retouvé son sens originel : Res publica. La "chose publique" et non plus celle du Fouquet's.