...car toutes les décisions pour accroître une brutale répression ainsi que les postures d'indignation voire de haine de classe, que colportent à l'envi des médias qui passent leur temps à mettre de l'huile sur le feu, sont à l'opposé de ce qu'il convient d'envisager, le comble dans la stupidité et l'aberration ayant été atteint par cette "cagnotte" au bénéfice du tueur !
Dans mon texte, intitulé "le syndrome de Nahel", je faisais part de ma réflexion sur la décolonisation ratée et les graves séquelles que cette situation a provoquées dans les esprits et dans les mentalités : cette incrustation a imprégné la société française de méfiance puis progressivement de haine vis à vis des maghrébins que des gouvernements irresponsables avaient fait venir chez nous pour des raisons économiques.
Tant et si bien que l'ardoise des "trente glorieuses" est un pays déchiré de l'intérieur où chacun regarde l'autre en chien de faïence, sans jamais prendre la peine ou le temps de comprendre les motivations de son interlocuteur.
Par ailleurs, le traumatisme de la guerre d'Algérie est beaucoup plus profond que ce que l'on dit car nous avons été bluffés par "l'humour pied-noir" et la sombre tragédie qui a frappé les harkis s'est inscrite dans la honte de notre mémoire nationale...
Ce n'est pas que la société française soit plus raciste qu'une autre, mais elle a laissé naître des communautarismes en reléguant les populations immigrées dans des cités périphériques, qui les ont marqué au fer rouge : d'où cette fatalité du malheur pour toutes celles et tous ceux qui en sont issus et qui constituent "la France des exclus".
Il faut donc prendre le problème à bras le corps, et recréer d'urgence un lien humain, sociétal et citoyen avec ces parias.
Cette nouvelle approche passe tout d'abord par une refonte de la police et de la justice, puis par une adaptation du système éducatif.
Elle pourrait ensuite faire l'objet d'une aide massive aux associations et aux bénévoles qui sont nombreux.
Enfin, pourquoi ne pas revoir entièrement les plans d'urbanisme afin d'éviter les ghettos ?
L'heure n'est plus à la com, mais à l'action de sauvegarde nationale.
La solution n'est pas technocratique, elle est humaine.