MORT DU PERE UBU : hommage (modeste) à Georges Wilson

Tandis que le mythe de la célèbre créature d'Alfred Jarry s'incarne un peu partout dans le monde,voilà que disparait l'un des meilleurs interprètes d'UBU-ROI,l'immense comédien Georges Wilson.

Ayant été en 1951 l'un des fervents spectateurs du TNP (Théâtre National Populaire) assidus au Palais de Chaillot que dirigeait Jean Vilar,je me rappelle ce grand moment de théâtre que fut la création d'Ubu-roi avec Georges Wilson et Rosy Varte. Ce souvenir d'adolescence m'a marqué . C'est pourquoi je viens rendre hommage aujourd'hui à ce grand homme de théâtre dont toute la carrière a été jalonnée par d'inoubliables créations...

Au cinéma,Georges Wilson a été l'homme d'un chef d'oeuvre : "Une aussi longue absence", "écrit par Marguerite Duras et Gérard Jarlot,réalisé par Henri Colpi,Palme d'or au festival de Cannes 1961. A Puteaux,Thérèse Langlois,qui tient un petit café,vit seule avec ses souvenirs. Un jour,dans un vagabond qui passe devant chez elle en fredonnant un air d'opéra,elle croit reconnaître son mari,porté disparu en Allemagne. Mais l'homme est amnésique. Les efforts de Thérèse pour éveiller en lui quelque souvenir vont rester vains. Le vagabond disparaît mais elle espère encore qu'il reviendra...

Un film sublime sur le vide des existences,sur la solitude,sur la quête désespérée de faits auxquels se raccrocher. Une interprétation magistrale du couple Georges Wilson / Alida Valli. Et la musique de Georges Delerue,qui va rester longtemps dans nos oreilles ("Trois petites notes de musique",chantée par Cora Vaucaire).

Merci Georges Wilson.

Et merdre !

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