...car si ce régime taillé sur mesures pour le général de Gaulle a fait preuve de sa fiabilité avec une assemblée nationale peuplée de députés-godillots, il ressemblerait plutôt aujourd'hui au paquebot Titanic sombrant peu à peu dans les eaux glacées de l'océan !
Or cette problématique est le résultat des gouvernances élyséennes approximatives depuis trois décennies, et elle est en particulier la conséquence de l'immaturité politique d'un Président doué pour la comédie mais qui a été élevé dans les codes de la haute bourgeoisie, et qui a été formé sous l'égide de l'aréopage technocratique de l'ENA ; il est devenu l'homme-lige d'un néo-libéralisme qui se veut moderniste mais qui n'est en réalité que la poursuite aggravée d'une gestion capitaliste et patriarcale.
Avec un souci, sans doute dicté par son éducation chrétienne, de "faire le bonheur des gens malgré eux", Emmanuel Macron vient d'imposer à toute la population deux réformes majeures qu'elle aurait rejetées si on l'avait consultée par référendum...
Ainsi notre jeune monarque républicain a-t-il l'intention de poursuivre son deuxième quinquennat en continuant à jeter de la poudre aux yeux alors que la nation souffre de graves maladies...
Un pays divisé, fragmenté, apeuré, et de plus en plus appauvri, qui survit dans un climat d'incivisme et de haine sous l'effet d'un vent mauvais !
Quand on prétend pouvoir le diriger, on doit avant toute chose, être à son écoute et prendre son pouls...et connaissant le diagnostic, rédiger l'ordonnance qui convient. L'antibiotique est aussi une arme politique !
En 2024, la perspective des JO, ces nouveaux jeux du cirque, ne résoudra rien : il faut imaginer un retour des beaux jours.
Il vaut mieux être Cincinnatus que César !