...et ce verrouillage de l'opinion publique est un coup grave porté à notre vie démocratique sinon l'aveu implicite que la République française s' est désormais métamorphosée en démocrature.
Ainsi comment peut-on qualifier l'attitude du pouvoir exécutif lorsqu'il est contesté par les trois-quarts de la population ?
Comment peut-on envisager la gouvernance d'un pays constitutionnellement libre quand on lui impose une camisole législative légalisée par un système parlementaire construit autour de la pérennisation de la domination absolue de la classe bourgeoise ?
Le prédécesseur d'Emmanuel Macron, le sinistre bourreau de la Commune de Paris, Adolphe Thiers, avait déjà bien compris qu'il lui fallait ignorer les justes intérêts et les revendications du peuple de Paris, qui venait de subir la terrifiante épreuve d'un siège...
Aujourd'hui où la Ve République a permis aux héritiers de l'égoïsme et de la rapacité des Versaillais de porter au pouvoir suprême l'une des figures de l'élite bourgeoise, cette maudite réforme des retraites qui n'est en réalité qu'une manipulation des comptables de l'Etat, est un poison létal.
Le 14 juillet 1789, Louis XVI avait écrit dans son carnet personnel "Rien à signaler" ; il avait ainsi verrouillé le pouvoir monarchique.
On connaît la suite...