Fraternité sans rivages

Alors que le pouvoir macronien patauge lamentablement dans ce dossier de l'immigration qui est la pierre d'achoppement de tous les courants de droite représentant la bourgeoisie, les héritiers du passé humaniste de la France ne saisissent pas l'occasion pour se faire entendre...

...car on a beau se souvenir de la mémorable déclaration de Michel Rocard, le 3 décembre 1989, au micro d'Anne Sinclair au cours de l'émission sept sur sept, elle reste plantée dans la gorge comme une arête de poisson ou bien on régurgite afin de s'en débarrasser :

"La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle peut prendre sa part de cette misère." Et il avait ajouté :" Encore faut-il s'y efforcer."

Paroles de circonstance afin de se dédouaner des expulsions ou bien une simple incantation ?

Depuis lors, la question de l'immigration a pris de l'ampleur et a été constamment alimentée par l'Afrique et le proche Orient ; elle n'est pas prête d'être résolue sinon d'être traitée dans toute sa complexité à une époque où se réveillent les uns après les autres, tous les nationalismes.

Notre pays, dont la devise républicaine a pu séduire un grand nombre de peuples, devrait montrer l'exemple et convaincre l'Union européenne que nous avons un impérieux devoir humain de faire face à cette transhumance.

Déjà en 1871 le petit peuple de Paris avait choisi collectivement l'altérité et proclamé son désir de fraternité universelle dont on retrouve les accents dans les paroles de l'hymne immortel écrit par Eugène Pottier...

Aujourd'hui, toutes celles et tous ceux qui ont un coeur et du sang dans les veines, devraient se dresser pour exiger que l'on accueille les réfugiés dans les 36 000 communes de France ! Il faut savoir partager notre bien-être et nous le pouvons.

Hospitalité et solidarité sont les seules réponses au problème de l'immigration.

La nation issue de 1789 ne peut être que la terre des hommes.

 

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