Les chiens aboient...

Je tiens à rassurer toutes celles et tous ceux qui m'ont demandé de ne pas me retirer : non, je ne baisse pas les bras et vais même faire feu sur les snipers embusqués, probablement stipendiés par les macronards, qui tentent de saboter Mediapart en perturbant les débats des abonnés du club sur les questions fondamentales...

...car c'est l'existence politique du journal qui est en jeu, que l'on essaye de blesser sinon de tuer afin d'éradiquer un élément majeur de contre-pouvoir qui gêne de plus en plus la dictocratie élyséenne.

Le billet concernant mon analyse de l'ingénierie sociale de la république bourgeoise a sans doute paru comme étant intolérable aux affidés du pouvoir car il mettait en cause l'imprégnation sournoise qui anesthésie et paralyse cette "France d'en bas" exploitée, traumatisée et bafouée par les classes dominantes et les "élites" technocratiques.

Alors qu'un débat intelligent et fructueux était en train de s'instaurer avec les abonnés, un sniper est intervenu pour le faire déraper et tourner court. Il s'agit donc bien d'une opération agnotologique que la "modération" de Mediapart aurait pu juguler sinon éviter* car elle porte un coup sérieux à la vitalité démocratique d'un journal participatif qui doit son succès en grande partie à cette qualité.

Consécutivement à l'analyse de cette empreinte, il nous faut en déduire  ceci : briser la carapace de l'individualisme et du conformisme est désormais une question de survie pour la pérennité de la République !

C'est bien ce qu'avaient compris nos valeureux ancêtres de l'An II, de 1848 et de 1871 : il faut penser et agir collectivement.

Le bien public est un devoir impérieux : il est l'objectif prioritaire de la citoyenneté dont la sève est la fraternité.

On peut ricaner certes en pointant l'angélisme de ces affirmations, comme l'a fait tout au long de sa vie Jean-Pierre Mocky, mais ce cinéaste anarchisant qui vient de quitter la scène n'a jamais perdu de vue la tendresse et l'humanité qu'incarnaient les personnages de son guignol's band, car on doit avant tout respecter la liberté et la dignité des autres.

Le gilet jaune peut être aussi un gilet de sauvetage.

* les interventions de notre ami Marc Tertre n'ont pas été prises en compte et Sabrina Kassa n'a même pas répondu à mon message ...

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