Perlimpinpin

Lorsque j'ai posté mon dernier billet concernant «la dignité» du Président, j'avais encore un doute sur la véritable nature du personnage et c'est bien pourquoi j'avais mis un point d'interrogation après mon titre...

... mais la prestation élyséenne d'hier soir a confirmé ma crainte et a fortifié mon irréductible opposition.

Car il n'est pas imaginable qu'après des semaines de crise répétée et les centaines de milliers de mots faisant état d'une souffrance voire d'une détresse populaires, le chef de l'Etat se soit laissé aller à ce prêche indigne du moinillon même le plus pervers.

Comment a-t-il pu, au cours d'une allocution mélodramatique, décalée par la mauvaise lecture d'un prompteur placé sans doute au dessus de la caméra, proposer une aumône relativement dérisoire pour tenter de calmer la profonde colère de tout un peuple ?

Jonglant de manière technocratique avec les chiffres, il est apparu pour ce qu'il est en réalité : un charlatan des beaux quartiers, un avatar du bourgeois Lestingois vis à vis de Boudu dans la pièce de René Fauchois portée à l'écran par Jean Renoir...

Mais nous ne sommes pas dans une comédie : dès lors, ce muscadin froid et cynique a pris le risque de voir la France s'enflammer toute entière !

Indignité.

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