JEAN FERRAT : IL CHANTAIT ROUGE !

Mon hommage sera modeste et succinct. Cela ne signifie pas que ma peine n'est pas profonde et immense,comme la douleur qui sourd lorsqu'on évoque le temps des cerises...

La mort de Jean Ferrat est non seulement la disparition de l'un des plus grands poètes du XXe siècle,mais elle marque aussi la fin d'une culture de gauche, authentique. Celle qui nait dans les barricades de 1830 et 1848,et prend son essor avec la Commune en 1871. Elle fut un grand rêve,le rêve communiste dans lequel ont baigné plusieurs générations qui se sont réveillées un matin avec la gueule de bois. Jean Ferrat l'a magistralement incarnée,et ce n'est pas fortuit qu'il ait chanté Aragon : ils sont du même sang.

Sans doute va-t-il faire l'objet d'inombrables hommages,d'émissions spéciales (voire spécieuses),et de trémolos officiels.

Il restera à jamais dans le seul panthéon qui vaille,celui du peuple.

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