La hideur «humaine»

Trump qui semble incarner à la perfection la férocité absolue du capitalisme ainsi que son effroyable vulgarité, vient d'écrire avec le sang des Palestiniens une page déshonorante de l'histoire : il rejoint ainsi ce qu'il y a de pire dans la légende noire de l'humanité...

Quelle effroyable indécence et quel affligeant spectacle d'avoir provoqué cet épouvantable oxymore avec côte à côte, les images de la fête joyeuse des Israéliens devant la nouvelle ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, et les impitoyables massacres dans la bande de Gaza.

Comme si le bonheur des uns devait nécessairement naître du malheur des autres !

Le tout ayant été décidé, mis en scène et téléguidé par un Golem transatlantique, dont on ne sait plus si il est totalement irresponsable en jouant les docteurs Folamour ou s'il s'applique à imiter Attila, le fléau de Dieu...

Nous avons assisté hier, horrifiés comme nous le fûmes lors de la révélation de la Shoah, à l'une des pages sombres, des plus sombres même, de notre histoire contemporaine.

Une page honteuse de destruction de la dignité humaine, semblable à celle que les Fédérés subirent en Mai 1871, au cours de la Semaine sanglante alors que l'on dansait à Versailles et que les grandes bourgeoises allaient piquer de leurs ombrelles les prisonniers que l'armée de Mac Mahon conduisait au camp de Satory...

Mais il y a quelque cent-quarante-sept ans comme aujourd'hui, les femmes étaient à la pointe des combats sur les barricades ; elles lançaient des projectiles sur leurs assaillants, les mercenaires de Thiers ou ceux de Netanyahou.

Le droit du plus fort sera-t-il toujours le bras armé de l'injustice ?

L'abjection absolue.

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