L'enfumage et la confusion

Tandis que les candidatures à l'Elysée se multiplient comme des petits pains, à gauche comme à droite, le cacique investi par les classes dominantes pour maintenir ses privilèges, s'apprête à renouveler son bail quinquennal...

... car il est plus que probable que l'échéance électorale de Mai 2022 n'apportera aucun changement dans la gouvernance autocratique de cette Ve République bourgeoise, dont tout le monde s'accorde pourtant à dire qu'elle est au bout de son rouleau.

Et ce ne sont ni les cantiques psalmodiés par les trois "femmes savantes" (Marine, Valérie, Anne) ni les coups de clairon rageurs d'un nouveau Déroulède qui seront en mesure de changer la donne.

Et ce "monde d'après l'épidémie" ne verra pas non plus le jour avec les balbutiements étouffés et discordants des miettes de ce qui fût la gauche, lors de cette rentrée pré-électorale, toujours engluée dans une pandémie non maîtrisée.

Autrement dit, nous sommes dans un cul de sac voire dans une impasse et nous serons probablement bientôt victimes de la fièvre obsidionale !

C'est bien pourquoi une grande opération d'enfumage généralisé a été déclenchée en haut lieu en mettant à profit les obligations sanitaires assorties du recours à une légitimité médicale qui justifie les oukases liberticides édictés par le pouvoir exécutif !

Et, pour enrober cette politique dite de salubrité publique, on bat le rappel de tous les bavards académiques et bavasseux ; ils sont requis sur les étranges lucarnes afin de dispenser le nec plus ultra de la bien-pensance officielle : le pouvoir bourgeois ajoute ainsi une bonne dose de confusion à son appel à la résignation et à la soumission.

A l'instar de l'Arc de Triomphe emballé par Christo, notre république est en train de disparaître sous les haillons putrides d'une démocratie dévoyée, mais ce n'est pas un geste artistique...

Une abstention massive au deuxième tour de l'élection présidentielle est la seule riposte possible.

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