Macron-Pyrrhus ?

Lorsqu'on observe les courbes des sondages d'opinion concernant les intentions de vote aux élections européennes, on est saisi par le fait que les thuriféraires et les affidés de la république bourgeoise sont bel et bien minoritaires dans une France désarticulée et éclatée où les forces de gauche se sont divisées et émiettées à loisir...

Car cette mascarade électorale qu'est l'élection du parlement européen, une chambre sans aucun pouvoir législatif véritable, a au moins le mérite de révéler à peu près réellement, l'état des forces politiques qui sont en présence dans notre pays, puisque cette consultation a lieu à la proportionnelle, sur des listes nationales.

Mais le constat reste biaisé dans la mesure où ces listes ( trente-quatre !) ne sont pas représentatives de tous les courants d'opinions : où sont ceux qui sont partisans d'un ordre libertaire ?

Par contre, si on additionne les intentions de vote LREM, LR, et les divers droite qui se battent en duel dans le mouchoir des 2%, on est bien obligé de constater que les classes dominantes sont loin de la majorité absolue des suffrages qui vont s'exprimer, même si on leur ajoute toute une frange résolument réactionnaire de l'électorat RN.

En fait, quel que soit le résultat du 26 Mai, Macron ne pourra pas prétendre qu'il a réussi à créer un consensus national autour de cette Europe de Bruxelles qui n'est autre que l'Europe du fric et des oligarchies.

Mais cette "victoire à la Pyrrhus" lui permettra sans doute de poursuivre son oeuvre de démolition du système social français et d'imposer son technocratisme à une opinion publique qu'il séduit et enfume par son charlatanisme bien-pensant.

A gauche : combien de divisions ?

Il faut bien reconnaître que rien ni personne ne pourront s'opposer au deuxième mandat macronien...

Hormis la révolte des ronds points qui va pourrir le quinquennat.

 

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