Anne-Marie Peysson

Rompant aujourd'hui avec le lamento de mes billets sur la décrépitude politique et la dégénérescence du civisme français, je voudrais évoquer le sourire espiègle de l'un des visages qui marqua les débuts de la télévision française.

Rompant aujourd'hui avec le lamento de mes billets sur la décrépitude politique et la dégénérescence du civisme français, je voudrais évoquer le sourire espiègle de l'un des visages qui marqua les débuts de la télévision française.

Le visage mutin d'une téléspeakerine, originaire des Hautes-Alpes, lauréate d'un concours de la RTF à Marseille , qui s'imposa peu à peu sur le petit écran national en noir et blanc, par sa fraicheur et ses bafouillages. Elle s'appelait Anne-Marie Peysson et vient de nous quitter...

Je me rappelle en particulier de sa participation à l'émission de Jean-Christophe Averty "Les raisins verts" où elle anonnait en bredouillant, le générique de fin, pour notre plus grande joie.

Cette époque pionnière de la télévision s'inscrivait dans un contexte de service public, c'est à dire avec des programmes non encore assujettis aux exigences publicitaires ou commerciales. Une bio-télévision !

Le souvenir charmant de cette brunette provençale est un écho sympathique de ce passé récent.

Sa présence simple et gentille, générait un humour de bon aloi...

Le sourire perdu d'une télévision de qualité.

"Vienne la nuit, sonne l'heure"...

...à vous Cognacq-Jay !

 

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