On ne parle que d'eux. Ils occupent tout l'espace médiatique. L'un est taxé de botulisme canularesque et provoque l'hilarité,l'autre est cartonné comme un bouc puant...Pourtant,ils sont tous les deux les fruits de l'université et appartiennent à ce qu'on appelle l'élite de notre société. Mais que ce soit le feudataire du Languedoc-Roussillon ou la chemise blanche de la philosophie,ils sont écartés des cercles du pouvoir mais ne quittent pas pour cela la "une" de l'actualité. Car ils ont une faculté de nuisance.

En fait,BHL et FRECHE se ressemblent. Même intelligence aigüe et sournoise. Même gestuelle. Et aussi,même utilisation perverse du vocabulaire . Cela dépend du public visé. La critique de la raison politique pour les uns,les black-blancs-beurs "pas catholiques" pour les autres.

Ils sont les batards d'un système pseudo-démocratique qui nous fait vivre dans la société du spectacle. Non pas celle définie par Guy Debord,mais celle qui lui a succedé,et que je j'appellerai la société des apparences.

BHL et FRECHE sont les ludions et les héros de notre vitrine sociétale. Ils intriguent,ils amusent ou ils agacent...et ils monopolisent l'attention. Que pèse alors la parole d'un PRIOLET (voir mon billet intitulé "le sanglot de l'arboriculteur") à côté de la leur ?

 

 

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