s'écrie notre Boutefeu national qui doit se prendre pour Corneille. Il aura été la vedette de ce mois d'août 2010.Par ailleurs,il vient encore de s'afficher en stigmatisant "les milliardaires de gauche". Sans doute fait-il allusion aux travailleurs dont les entreprises ont été délocalisées et qui se prélassent sur l'île d'Arros ? Si le ridicule ne tue plus,où allons nous ?
Cette recherche effrenée de boucs émissaires, cette politique "communautariste" qui nous rappelle de biens mauvais souvenirs,est extrêmement dangereuse. Car c'est un engrenage dont il est difficile de se désengager. On n'ouvre pas impunément la "boite de Pandore" : l'Histoire nous apprend que lorsqu'on commence à s'en prendre aux "romanichels",on s'en prendra ensuite à d'autres groupes... pour en finir avec les Juifs.
Dans le cas des Roms,il s'agit d'une mise à l'index d'individus ou de familles appartenant à la communuté européenne : la xénophobie sous la bannière bleue aux étoiles d'or !
Et quand l'inénarrable et odieux Eric Besson vient apporter son soutien au Boutefeu en annonçant la création d'un "fichier des Roms",nous faisons brusquement un bond en arrière de 70 ans...
Ayant gagné des points dans les sondages,Sarkozy lui,qui ne se prend pas pour Molière, pourra dire à son fidèle porte-flingue : "Souffrez,mon frère,que je vous embrasse,pour vous témoigner mon ressentiment."