Le loup dans la bergerie

Ce n'est pas un détournement que constitue la nomination de Michel Charasse au Conseil Constitutionnel,mais un "coup de billard" assez joli de Sarkozy pour déstabiliser Jean-Louis Debré,le Président de cette institution. En effet,l'impétrant n'a jamais été un socialiste doctrinaire ni même un apparatchik de la vieille maison. Il a été un "spadassin" de François Mitterrand,comme Grossouvre et d'autres,une mémoire de la vie politique électorale quasi infaillible. Bref,une sorte de QUID que le Président pouvait consulter,à sa convenance. Depuis lors,Charasse s'est surtout manifesté par son action délétère contre la candidature de Ségolène Royal,qui excitait sa fureur en agitant devant lui non seulement sa qualité de femme mais aussi et surtout ses convictions socialistes. Etant l'ami de Brice Hortefeux,notable politique du Puy de Dôme,il s'était rapproché de Sarkozy,c'est à dire du pouvoir afin de donner une issue finale à sa carrière politique.

Il n'est en aucun cas un socialiste détourné par la droite (cf l'article pertinent de Gérard Desportes)

Il devient aujourd'hui une arme du Président pour tenter de paralyser le Conseil Constitutionnel

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