L'affaire Woerth/Bettancourt/Sarkozy n'en finit plus de nous indigner et de nous révolter.(voir mes cinq derniers billets,et en particulier celui qui est intitulé "L'argent de la vieille"). Et ce n'est pas le dernier numéro de "Marianne" qui me fera changer d'avis...En effet,sans doute puisqu'il le vaut bien,les shampoings et les crèmes anti-rides ont apporté au prince qui nous gouverne de quoi nourrir sa campagne électorale et ensuite,de quoi remplir les caisses de son parti. En échange d'un regard bienveillant sur la situation fiscale de la généreuse donatrice,qui sera de plus ,bénéficiaire du fameux bouclier des riches...Et cette politique cosmétique s'accomplira avec toutes les ressources du maquillage de façon à bien enfumer le bon peuple, comme dans un spot publicitaire. C'est d'ailleurs le suprême paradoxe : au moment où le pouvoir décide de supprimer la publicité des écrans du service public,il se comporte lui-même comme une régie publicitaire en multipliant les effets d'annonce et les mystifications.
Par ailleurs,cette politique cosmétique n'ayant pas été jugée suffisante,la gouvernance tente de s'introduire dans le subconscient des français avec une grande opération "Inception" : résurgence des rêves d'insécurité physique (les terribles "Roms") et financière (les banques françaises les plus performantes)... Ces "rêves qui nous endorment",comme l'écrit Télérama à propos de sa critique du film "Inception". Mais Sarkozy n'est pas Nolan. Et Carla Bruni n'est pas Marion Cotillard. Même si nous continuons à entendre,dans le lointain,la sublime Edith Piaf en train de chanter :" Non,rien de rien,je ne regrette rien !..."