Dans le dernier numéro de "Marianne",François Darras (= JFK ?) met en perspective historique l'action réformatrice de tous les Présidents de la Ve République. Concernant Nicolas Sarkozy,il écrit ceci,qui est accablant : "...si on excepte le processus de démocratisation des universités,il n'a,en fin de compte,réalisé aucune réforme de fond induisant un progrès démocratique, {aucune réforme} libérale,sociale ou sociétale."
Et pourtant,notre pays a un besoin urgent de véritables réformes,et il est prêt à les accepter si elles sont conçues et conduites dans un esprit de justice :
- modification de la représentation parlementaire par l'instillation d'une part de proportionnelle
- suppression du cumul des mandats et démocratisation du Sénat
- réforme du système fiscal en instaurant un impôt unifié frappant d'un taux progressif toutes les formes de revenus
- taxation des plus-values financières et des tranches les plus élevées des gros héritages
- mise à plat du régime des retraites par une négociation avec les syndicats
- rétablissement de la garantie d'une liberté de l'information
- séparation des pouvoirs judiciaires et politiques
etc
Ce ne sont pas les chantiers qui manquent,et les français sont prêts à les accepter. N'en déplaise au père- tape- dur du "Point",le réac des réacs,Claude Imbert.
A un moment où Nicolas Sarkozy descend sous la barre des 30% d'opinions favorables,peut-on imaginer que "la nuit du Fouquet's" pourrait connaître une autre issue que celle (tragique) de "la nuit de Varennes" ?