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Billet de blog 28 janv. 2017

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"Pas de république sans vertu !"

Cette exhortation de Montesquieu dans "L'esprit des lois" que reprit Robespierre pour en faire la règle impérieuse de la Convention, est bien oubliée aujourd'hui où la république bourgeoise s'accommode de toutes les vilenies et de tous les passe-droits...

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...tant et si bien que nous vivons dans une société du soupçon permanent.

En effet, comment ne pas s'interroger lorsque la succession de faits apparemment fortuits vient, au moment opportun, donner un coup de pouce au cours de l'histoire ?

Je n'en retiendrai que trois, pour mieux me faire comprendre :

- l'incident du Sofitel de NY mettant gravement en cause DSK, candidat favori à l'élection présidentielle de 2012

- le raid aérien sur un convoi libyen afin d'éliminer Khadafi, c'est à dire un témoin gênant

- la découverte subite, à trois mois d'une échéance électorale, des malversations d'un candidat ayant gagné la primaire des "honnêtes gens"

Dans toutes les enquêtes policières, une question se pose immédiatement : à qui profite le crime ?

A chacun de répondre. Ce n'est pas un jeu, il n'y a rien à gagner hormis "la vertu qui produit le bonheur comme le soleil la lumière"*...

En fait, avec ses règles alambiquées qui tolèrent ou favorisent toutes les magouilles, la république bourgeoise a généré une société du soupçon qui fait la pature quotidienne des médias, et exhale un air vicié chargé des miasmes de toutes les combines...

Pourtant "la vertu est moins un principe particulier qu'une conséquence générale de la démocratie, appliqué aux plus pressants besoins de la patrie" avait dit Robespierre à une époque où la république avait épousé la morale.

Avant d'élire un nouveau Président, ne faudrait-il pas balayer devant notre porte ?

* Robespierre

#FI

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