Le héros de la gauche

Ce dernier dimanche de juin est éclairé par l'incomparable et courageuse attitude du premier ministre grec, Alexis Tsipras, face aux vautours de  Bruxelles et aux "salopards" de la finance internationale.

Je ne saurais trop recommander la lecture du dernier billet de notre ami Pascal Gerin-Roze , qui a le mérite d'exposer la situation en termes clairs et accablants.

Le nouvel Héraclès va-t-il avoir raison à nouveau du lion de Némée et de l'hydre de Lerne ?

En tout cas, la tâche semble rude pour le leader de Syriza qui incarne le dernier espoir de tout un peuple qui refuse de se laisser étrangler par la conjugaison effrayante de tous les égoïsmes et par la rapacité de tous les détrousseurs de cadavres...

En ces temps affreux où le capitalisme hideux sévit partout dans monde et particulièrement dans cette Europe libérale qui hésite à être une corbeille de Bourse ou bien une salle des ventes, la pureté du discours héllène fait remonter du passé les bulles de l'espérance, de cet espoir du mieux-vivre ensemble qui fut le message des grands philosophes de l'antiquité. Platon, Epicure...

Les peuples européens, traumatisés et déboussolés, regardent désormais vers Athènes pour ne pas manquer le lever du soleil sur le Parthénon.

J'ai donc mis mes verres fumés pour écrire ce mille-trois-centième billet afin de me tourner vers lui.

Et la France ? La patrie "des droits de l'homme" reste silencieuse, planquée, aux abonnés absents.

Elle fait comme les bourgeois de Jacques Brel, elle compte... (ses chomeurs).

Je n'ai pas été Charlie, je suis Tsipras.

Z ! (il est vivant)

 

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