Cet alexandrin de Victor Hugo,que j'avais emprunté pour titrer un de mes films,est l'apostrophe qui me parait s'imposer depuis les déclarations odieuses de Brice Hortefeux. Un Ministre de la République,qui semble avoir perdu tout sens de la mesure et de la dignité.
En effet,comment l'un des plus éminents représentants de l'Etat peut-il stigmatiser une catégorie de citoyens français ? Comment le Ministre de l'Intérieur peut-il désigner à la vindicte publique, dans un amalgame absurde, les Rom,les gitans,les "gens du voyage",bref un ramassis de rastaquouères et de "voleurs de poule" ?
Afin de faire diversion pour mieux enfumer l'opinion accablée par l'affaire Bettencourt/Sarkozy,on a recours au vieux réflexe sécuritaire en prenant pretexte d'un fait divers pour cartonner un nouveau bouc-émissaire . Classique.
Voulez-vous,Monsieur Hortefeux que l'auvergnat de Brassens,votre compatriote, ait désormais l'image d' un xénophobe atrabilaire ?
Et pourtant,après Hector Berlioz et Serge Gainsbourg,la moins enrouée sinon la plus belle de nos Marseillaise n'est-elle pas celle de Django Reinhardt ?
Django Reinhardt,un voleur de poules.