Alors que nous étions en train de macérer dans "la nuit claire du néant de l'angoisse" après les sombres prédictions de JFK (voir mon billet précédent,intitulé "Cassandre ? we Kahnnot"),une voix a surgi à l'aube,claire et tonique,la voix de Ségolène Royal annonçant sa candidature aux "primaires" organisées par le PS pour les présidentielles de 2012.
L'événement n'est pas mineur,l'annonce n'est pas anodine. Qu'une femme poltique ayant réuni sur son nom quelque 17 millions de suffrages se déclare à nouveau challenger potentiel du Président-candidat,rompt avec l'atonie de la gauche et son apparente déliquescence. C'est un lever de soleil,la promesse d'une aube éblouissante...
En l'écoutant ce matin sur France Inter,calme et déterminée,exposant une stratégie "gagnante-gagnante" qui lui permet d'éviter l'hypothèque DSK-champion des sondages tout en le "récupérant comme chef de gouvernement potentiel",on ne pouvait s'empêcher d'admirer le savoir-faire de la meilleure disciple de François Mitterrand.
L'annonce faite par Ségolène : l'espoir.