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Billet de blog 23 août 2021

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Réponse à un antivax sur son usage malhonnête de l'histoire

Le récent article de Lucie Delaporte sur la présence de pancartes et de signes faisant abusivement référence à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale dans les manifs anti-passe, a soulevé nombre de commentaires tentant de justifier ces usages et de se servir de l'histoire pour ce faire. Quelques éléments de réponses à cet usage abusif et dévoyé de l'histoire à des fins politiques malhonnêtes.

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Ce billet se veut une réponse aux commentaires émanant du blog de Boris dans le fil suivant l'article de Lucie Delaporte. En effet, la réponse nécessaire aurait été trop longue, et donc inutile, pour un commentaire. Ainsi, je vais reprendre le fil de la discussion à laquelle j'ai participé pour montrer le peu de cas que font les antivax de l'histoire en l'utilisant à tous propos et n'importe comment. Précision, si je qualifie le blog de Boris d'antivax, c'est après lecture de ses billets récents qui, entre positionnement anti-masque et soutien à Mucchielli, ne laissent aucune place au doute à ce sujet.

Commençons par le premier commentaire qui a suscité ma réaction:

"Pareil, je ne vois pas pourquoi utiliser l’expression « passe nazitaire » serait antisemite, alors que c’est évidemment une dénonciation de la période actuelle via une comparaison avec la période nazie, lesquelles sont toutes odieuses pour les anti-passes. C’est tellement évident, comment peut-on manipuler ainsi la réalité, comme le fait la « journaliste » de cet article ?"

Ma première question fut de demander à l'auteur de ce commentaire en quoi la période actuelle était comparable avec la période nazie. Je lui demandais aussi, avec un brin de provocation, je le reconnais, de se renseigner sur ce qu'avait été le IIIe Reich avant de me répondre. Le commentaire retour ne s'est guère fait attendre et il a consisté en ceci :

"Je pense m'y connaitre un peu plus que vous sur cette période.

Lisez Günther Anders, Jacques Ellul, Bertrand Russell, Aldous Huxley, Georges Orwell, Anna Harendt, Bernard Charbonneau, Michaël Foessel, Marc Ferro, Johann Chapoutot... et j'en passe, et on en reparlera.

Lisez des livres, vous verrez, c'est jamais perdu.

Et je vous retourne le conseil : réfléchissez aux mécanismes et aux systèmes de pensée qui ont rendu le 3e Reich possible, et pensez à la période actuelle."

Alors, une réponse pareille, normalement, ça incite plus à envoyer son interlocuteur sur les roses rapidement, plutôt que de faire dans l'argumentation raisonné. En effet, on a là quelques magnifiques exemples de sophismes à usage courant quand on ne veut surtout pas répondre à une question, pourtant assez simple au demeurant, surtout pour quelqu'un de prétendument plus calé que moi. On commence par un magnifique argument d'autorité ("je m'y connais mieux que vous") qui ne repose sur rien de concret, mais qui a pour vocation d'intimider l'interlocuteur. Même chose pour le name dropping qui suit : à la fois argument d'autorité (il faudrait que j'ai lu toutes ces références pour pouvoir parler) et volonté d'impressionner par sa soi-disant science. Evidemment, rien ne permet de dire que M. Boris a lu les livres dont il se réclame. Le troisième paragraphe de ce commentaire n'est qu'une invective destinée à me faire perdre mon sang froid en usant d'un petit mépris de pseudo-intellectuel tout à fait puant. Le dernier est une pathétique tentative de noyer le poisson pour ne pas répondre à la question posée. Car, non, de réponse à ma question assez simple, il n'y en aura point dans ce commentaire-ci. C'est à se demander pourquoi une telle "réponse" si ce n'est pour masquer son incapacité à développer un argumentaire ? En tout cas, elle renseigne bigrement sur les techniques discursives de bien des antivax : de la pure rhétorique sophiste.

Accoutumé, sinon immunisé, à cette rhétorique, je fis semblant de ne m'apercevoir de rien et répondis en faisant remarquer à M. Boris que ses références (que je connais, pour certaines) étaient essentiellement philosophiques et que, bien que ne déniant pas le travail des philosophes sur la question, je considérai que la comparaison entre notre époque et le nazisme devait quand même s'appuyer un peu plus sur des travaux d'historiens, en particuliers ceux spécialistes de ces questions là, et ce fut à mon tour d'en citer quelques-uns que j'avais lu, à titre d'exemple. J'ajoutais, aussi, que se référer à tout propos à la période 1933 - 1945 quand on se réclame des auteurs cités par M. Boris, est loin d'être en permanence pertinent et qu'un lecteur de ces auteurs devrait le savoir. Enfin, je me permettais de lui faire remarquer qu'on pouvait aussi assimiler une partie des dérives de certains manifestants à des dérives ayant eu lieu au cours de la période 1933 - 1945 et lui recommandais d'aller rejeter un œil sur ses références.

C'est la réponse en retour de M. Boris qui a suscité chez moi l'envie de faire ce billet tant elle est représentative du peu de cas de la science historique que l'on voit dans les argumentaires d'antivax justifiant les usages abusifs, voire tombant sous le coup de la loi, des références à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale dans les manifestations anti-passe. La réponse de M. Boris étant particulièrement longue, je me permettrait de la résumer par moment. J'en citerai de larges extraits, pour le texte complet, vous pouvez le retrouver dans les commentaires de l'article de Médiapart cité plus haut.

Je passe le paragraphe d'introduction manifestement en contradiction avec le reste du commentaire. Si on n'a pas le temps et/ou la place d'argumenter dans un commentaire, autant faire un billet de blog et y renvoyer par un lien. Par ailleurs, dire qu'on pense que les commentaires ne sont pas un lieu de débat tout en tartinant un long argumentaire c'est un rien faux-derche. De fait, c'est signifier à son interlocuteur qu'on se fiche comme d'une guigne des arguments qu'il pourrait avoir en retour. C'est agréable...

Le second paragraphe est un magnifique monument de bêtise sans fond :

"Sur le fait de citer des historiens, je ne crois pas que ce soit toujours le plus utile pour comprendre des mécanismes historiques, ou même pour comprendre l’Histoire. Il se trouve que je travaille sur l’historiographie, principalement sur l’enseignement de l’histoire."

Donc, M. Boris ne crois pas que citer des historiens soit toujours le plus utile pour comprendre des mécanismes historiques, ou même pour comprendre l’Histoire. Cette assertion est au moins aussi stupide que d'affirmer que pour comprendre les Mathématiques et ses mécanismes on peut se passer des mathématiciens. Tant qu'on y est, autant affirmer qu'on peut se passer des travaux d'A. Einstein pour comprendre la théorie de la relativité... En plus d'être stupide, cette assertion est atterrante d'obscurantisme. Vouloir comprendre une science, quelle qu'elle soit, sans les scientifiques qui en sont les experts, c'est la démarche classique de tous les charlatans, qu'ils soient pseudo-médecins ou pseudo-historiens. En un sens, cette approche de l'Histoire est cohérente avec l'approche de la Médecine par les antivax, c'est la même négation de la science. La seconde phrase du paragraphe aggrave clairement le cas de M. Boris qui nous dit travailler sur l'historiographie, principalement sur l’enseignement de l’histoire. Outre que ce n'est pas très clair comme déclaration, puisqu'on ne sait pas si M. Boris fait de l'historiographie en général ou si son sujet de travail est l'historiographie de l'enseignement de l'histoire, prétendre que l'on fait de l'épistémologie de la science historique en ayant affirmé à la phrase précédente croire que les historiens ne sont pas utile pour comprendre l'Histoire, c'est soit être un bien piètre historiographe, soit être un menteur.

La première phrase du troisième paragraphe de la réponse de M. Boris démontre que celui-ci ne connaît strictement rien à la science historique : "Il est évident qu’il faut lire des livres d’histoire pour être solide sur les faits, mais les philosophes, les écrivains, et même parfois des journalistes, apportent souvent des expériences et des points de vue bien plus intéressants." Alors, non ! Les livres d'histoires et les historiens qui les font ne servent pas qu'à savoir les faits. Cette vision de l'histoire est on ne peut plus rétrograde puisqu'elle nous ramène à la conception que l'on en avait, pour faire simple, au XIXe siècle, et encore. Depuis Marc Bloch, Lucien Febvre, l'école des Annales, Fernand Braudel et quelques autres (que M. Boris devrait connaître s'il fait vraiment de l'historiographie, à savoir de l'épistémologie de la science historique, ou, pour faire simple, de l'histoire de l'Histoire), cette vision caricaturale d'une histoire qui ne se résumerait qu'aux faits est abandonnée même du dernier des plus rétrogrades des historiens. Les historiens ne font pas que compulser des faits et des évènements, ils les analysent à l'aide d'autres sciences humaines comme la sociologie, l'économie, la psychologie, la linguistique, la théologie, mais aussi de celles dites dures comme la biologie, la médecine, la climatologie... Tout cela leur permet de tâcher de donner à ces évènements une explication la plus proche de la vérité scientifique possible. Bref, un historien n'est pas un collectionneur de faits, c'est un scientifique qui en cherche les explications. D'où son utilité pour comprendre l'Histoire...

En revanche, oui, les philosophes, les écrivains et les journalistes peuvent apporter des expériences et des points de vue utiles à l'historien et à la compréhension de l'histoire, mais qu'il soient plus intéressant que celui des historiens est un pur jugement de valeur que rien ne vient étayer. Je ne m'étendrai pas sur la suite, juste pour dire qu'à l'époque où Simon Leys ouvrait les yeux de certains sur la révolution culturelle maoïste, ce n'étaient pas les historiens qui étaient aveugles. Comment, d'ailleurs, auraient-ils pu se prononcer, en tant qu'historien, à l'époque, sur des faits qui leurs étaient contemporains ? Le travail d'historien nécessite, au minimum du minimum, une ou deux dizaines d'années de recul sur les faits qu'il étudie. Ces reproches à peine déguisés aux historiens de la part de M. Boris montrent, avant tout, que celui-ci ne sait définitivement pas de quoi il parle.

Poursuivons la lecture :

"Vous êtes enseignant, il se trouve que je lui aussi. Ce que j’essaie d’apprendre à mes élèves, c’est qu’il ne sert à rien de multiplier les sources si on ne multiplie pas aussi les points de vue." Et bien, cher présumé collègue, si j'étais votre élève, je vous demanderais en quoi il y a une différence entre une source et un point de vue ? En tout cas en ce qui concerne la science historique, puisque un document administratif le plus sec qui soit, ou le point de vue romanesque le plus exalté, sur un quelconque sujet, constitue, quoi qu'il en soit, une source. Si cette sentence pédagogique avait pour but de faire passer l'idée que les historiens ne multiplieraient pas suffisamment la variété et la diversité de leurs sources, c'est, encore une fois, faux et je n'ai pas besoin d'expliquer pourquoi à quelqu'un qui dit avoir lu Marc Ferro et doit très certainement connaître son travail à partir de sources jusqu'alors négligées : les archives cinématographiques.

La première phrase du cinquième paragraphe de la réponse de M. Boris : "En ce qui concerne la crise actuelle, les références à la période des années 30 (et non au 3e Reich) n’épuisent évidemment pas la compréhension de ce qu’il se passe." se veut sans doute une réponse à ma première question, mais sans plus d'argumentation, je crains que ce soit insuffisant. Au passage, beau détournement de l'affirmation initiale de M. Boris puisque dans sa première intervention, il n'est pas fait mention du contexte plus large des années 1930, mais bel et bien de : "la période nazie" qui est aussi celle du IIIe Reich, je précise à tout hasard... La suite du paragraphe est un très bon exemple de l'usage abusif de l'histoire. Faire référence au travail de Jean Delumeau sur la Peur en Occident sans préciser que la suite du titre c'est XIVe-XVIIIe siècles pour venir faire des comparaisons complètement biaisées avec notre époque c'est de la malhonnêteté intellectuelle pure. Delumeau parle de sociétés qui n'ont strictement rien à voir avec les nôtres tant au niveau des rapports économiques, sociaux, politiques, religieux... Il n'y a aucun point de comparaison possible avec notre époque pour étayer un délire d'une : "mise au pas de la population qui s’exprime aujourd’hui, à travers par exemple un retour de l'inquisition face aux hérétiques", dans le travail de Delumeau. Si M. Boris s'en sert, c'est uniquement pour manipuler son auditoire en usant d'une référence prestigieuse, en la tronquant, et ainsi faire croire qu'un grand historien est d'accord avec ses absurdités. Ces façons de faire sont celles des charlatans. M. Boris en serait-il un ?

Je passe sur la référence à Zinn qui fait partie du même name dropping précédemment noté et, en ce début de septième paragraphe, réitéré. Je reprend avec cette phrase : "  Il faut lire les auteurs des années 30’ qui ont très bien compris les mécanismes à l’œuvre permettant d’arriver aux horreurs de la 2nde Guerre mondiale (non limitées à la Shoah : cf les bombardements de Tokyo, les bombes sur Hiroshima et Nagasaki, le massacre de Nankin, les bombardements en Europe…)." Pour commencer l'assertion selon laquelle des auteurs des années 1930 auraient très bien compris les mécanismes à l’œuvre permettant d’arriver aux les horreurs de la Seconde Guerre mondiale est largement discutable. Tout dépend des auteurs... Si M. Boris fait référence au Le Meilleur des mondes d'Huxley, écrit en 1931, c'est, en effet, une dystopie totalitaire, mais le roman n'anticipe ni Auschwitz, ni Hiroshima. Pour ce qui est de 1984, il date de 1949. Dans les dystopies envisageant un monde totalitaire et fascisant, il y a aussi Le talon de fer de Jack London, mais c'est écrit en 1908, pas dans les années 1930. D'une façon générale, alors que l'on fait du name dropping a tout propos, ce serait pas mal d'en faire à propos pour justifier le pluriel au mot auteur. Mais en l'occurrence le plus intéressant de l'usage abusif de l'histoire est dans la parenthèse de M. Boris qui se croit obligé de préciser que les horreurs de la Seconde Guerre mondiale sont : "non limitées à la Shoah". Bien sûr. Par contre, si on en vient à lister les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, il faut préciser qu'il y a, pour les historiens, un petit effort de classification à faire parmi ces horreurs, non pas pour les minimiser ou absoudre les bourreaux, mais pour les comprendre. Il s'agit de savoir si ces horreurs sont des génocides, des crimes contre l'humanité ou des crimes de guerre, car, ce n'est pas la même chose. Les bombardements, atomiques ou non, par les alliées, les soviétiques, les nazis ou les japonais sur des populations civiles, sans autres objectifs militaires que de semer la terreur, sont des crimes de guerre. Le massacre de Nankin, en plus d'être un crime de guerre relève aussi du crime contre l'humanité, comme celui d'Oradour s/ Glane ou de centaines de villages biélorusses et ukrainiens par les nazis. Les expérimentations médicales sur des prisonniers que ce soit à Auschwitz ou dans l'unité 731 en Mandchourie, sont des crimes contre l'humanité. Or, la Shoah, comme le génocide des Tziganes, relève à la fois du crime de génocide, du crime contre l'humanité et du crime de guerre. C'est ça qui en fait quelque chose de particulièrement marquant dans les horreurs de la Seconde Guerre mondiale et n'est pas comparable juridiquement et historiquement aux autres horreurs.

On a là un grand classique du négationniste qui ne s'assume pas. Cela consiste à englober dans un seul terme "horreurs" ce qui relève de définitions différentes et bien précises, dont l'usage à un sens très fort pour la compréhension des évènements et qui ne sont pas équivalente juridiquement et historiquement. Le but, je n'en vois qu'un : minimiser l'importance historique des génocides des juifs et des Tziganes. Pourquoi faire cela ? J'ai bien ma petite idée...

Le huitième paragraphe est un salmigondis qui assimile le concept de déshumanisation menant aux massacres des juifs et une supposée déshumanisation de nos contemporains qui ne serait plus perçu que comme un QRcode. C'est absolument délirant et n'a aucun rapport avec la réalité, je l'affirme sans preuve, puisque M. Boris affirme aussi sans la moindre preuve. Ce paragraphe ne sert qu'à nous resservir une étoile jaune virtuelle en faisant une fois de plus une comparaison insupportable entre le sort qui a été fait aux juifs par les nazis et le sort de nos contemporains ayant un passe sanitaire. C'est de l'antisémitisme, ni plus, ni moins, parce que cela vise à minimiser ce qui est arrivé aux juifs sous le IIIe Reich en les comparant avec des conditions actuelles qui n'ont rien à voir. On peut très bien s'inquiéter de la déshumanisation que pourraient représenter ces QRcodes sans passer par la comparaison avec le sort des juifs sous le nazisme.

Le neuvième chapitre n'est qu'une couche de crème du millefeuille argumentatif que commence à devenir, à ce stade, le commentaire de M. Boris. Enchainement du coq à l'âne sur les media, assez typique de "l'argumentaire" complotiste. Le rôle des media dans les processus de propagande, notamment génocidaire, est, certes, très intéressant, mais ça ne participe absolument pas de la réponse à la question initiale qui, rappelons-le, était en quoi la comparaison entre notre époque et la période nazie était pertinente. A moins d'insinuer que le système médiatique contemporain serait, lui-aussi, comparable à celui de la période nazie, je ne vois pas le rapport.

A partir du dixième paragraphe, ce n'est plus qu'une profession de fois complotiste que je n'ai aucune envie de debunker, sans compter qu'en vertu de la loi de Brandolini, ça ferait ce billet bien trop long. De toute façon, l'essentiel, je pense, est démontré. Un antivax est aussi fiable quand il parle d'histoire que quand il parle de médecine. Mieux, vu qu'il a l'habitude de la rhétorique complotiste et de la malhonnêteté intellectuelle, il en vient, naturellement, à faire dans l'antisémitisme, qui est, il faut bien le dire, en matière de base aux théories du complot, éprouvé depuis bien longtemps. On comprend que M. Boris préfère faire de l'Histoire sans avoir recours aux historiens, c'est tellement plus pratique, et nettement moins fatiguant, pour justifier tous ses délires conspirationnistes.

En conclusion, ce commentaire de M. Boris est la parfaite démonstration de la malhonnêteté intellectuelle des antivax qui s'expriment sur d'autres sujets que la médecine, et en particulier l'histoire, autre science dont ils aiment à s'attribuer les atours. Au final, à une question simple, aucune réponse argumentée. Par contre, un torrent de sophismes, d'absurdités, d'ignorance fière, de mensonges, d'antisémitisme larvé et de négationnisme bon teint. Tout ça dans le but de défendre des comparaisons qui, en plus d'être profondément abjectes, n'ont qu'un but : se victimiser et par la même à donner des justifications à l'exercice de violences à venir ou déjà exercées (ici, ici, ici et ). C'est pathétique et extrêmement dangereux. 

Allez ! A la prochaine !

IVV

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