Pandémie et violence du travail : vague 4.... appel à témoignages !

2ème, 3ème vague, 4ème… l’épidémie se poursuit, les travailleurs s’adaptent, changent, parfois ne peuvent plus travailler. Les plans sociaux se multiplient, les précaires n’ont pas ou plus droit au chômage. La pandémie a accentué la dégradation des conditions d’emploi et de travail, quel que soit votre métier, votre activité pour témoigner c'est à l’adresse suivante : contact@violencedutravail.com

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Depuis le premier confinement en mars 2020, les conditions de travail de chacun (e) ont été modifiées, bouleversées.. beaucoup ont témoigné sur violencedutravail.com ce qu’ils vivaient tant pendant le 1er confinement en tant que travailleurs de différents secteurs d’activité : aide à domicile, psychiatre, enseignants, éducateur de jeunes enfants, saisonniers, aide-soignante, agent de collectivité….

Quelques extraits des témoignages reçus :

« Intérimaire aide-soignante..nous sommes exploités par les agences d intérim..et les établissements se servent de nous..
En effet, pas de prime covid ….mais mieux encore salaire de base à 10,58€ pour 25 ans de diplôme..certains établissements publics ont décidés de ne pas reprendre l’ancienneté…
Donc ils nous sollicitent pour des missions en secteur covid sans nous prévenir pour nous payer au minima…
Honte …c’est une honte…c est révoltant.. » (aide-soigante)

 

« Depuis le 11 mai, les journées de 12h de travail ne suffisent plus, la pression augmente tous les jours, nous n’en faisons jamais assez. On nous met la pression pour revenir travailler en présentiel même si on a des enfants et que l’école ne les accepte pas. Des collègues font parfois deux heures de transport pour venir alors que leur travail, c’est de la coordination qu’ils peuvent le faire à distance mais « on n’a rien foutu » alors il faut venir. » (agent de collectivité)

 

« Il est 2h30 ce mardi 12 mai 2020. Je ne dors pas. Ce n’est pas la première fois en cette période troublée de CoVid 19. J’ai vécu des nuits d’angoisse, comme beaucoup de gens actuellement, face à ce virus inconnu qui bouleverse nos vies. Mais cette nuit si je ne dors pas, c’est que je me sens maltraitée. Et maltraitante.

(….) Dimanche je suis de garde. Je ne suis pas sûre d’avoir la force d’affronter à la fois la crise sanitaire, la maladie psychique, et les maltraitances de l’administration. Pour cela, il faudrait beaucoup d’énergie et les idées claires. Je perds mon temps et mon énergie à batailler contre l’administration. J’aimerais garder cette énergie pour mes patients. Ils en ont besoin. » (psychiatre)

Depuis septembre 2020, nous avons reçus un nombre très important de témoignages d’enseignants marqués par le manque de moyens pour faire face à la situation mais aussi par les craintes, voire souvent par la peur.

« Aujourd’hui directrice d’une école de 180 élèves ET enseignante en CM1 je me retrouve confrontée aux conséquences de la casse du service public d’éducation. 
Des mesures apprises dans les médias, des instructions contraires d’un jour à l’autre, une interdiction de parler publiquement etc etc……


La cerise sur le gâteau étant la suivante :
Alors que le protocole appelle à ne pas brasser les groupes on nous demande de répartir les élèves dans les autres classes en cas d’absence d’un enseignant !
Non !


Cette rentrée de novembre ne s’est pas bien passée !!!!!? » (Directrice)

« Deux jours de ce protocole et je suis épuisée, moralement.  Physiquement. 

On se sent si peu écoutés.  Si on en parle, on nous accuse de nous plaindre pour rien.

On nous a même dit qu’officiellement il n’y avait aucun cas de covid dans les collèges.  Aucun. Omerta totale. Si on insiste, on nous répond « secret médical ». 

Moi qui tiens à ma liberté,  j’en suis à souhaiter un confinement, un vrai. 

J’ai peur. 

Je n’avais jamais eu peur. 

J’ai peur et on ne m’entend pas. » (professeur)

 2ème, 3ème vague, 4ème…l’épidémie se poursuit, les travailleurs s’adaptent, changent, parfois ne peuvent plus travailler. Les plans sociaux se multiplient, les précaires n’ont pas ou plus droit au chômage. La pandémie a aggravé et accentué la dégradation des conditions d’emploi et de travail, quel que soit votre métier, votre activité écrivez-nous pour témoigner à l’adresse suivante : contact@violencedutravail.com 

Il n’y a pas de format pour témoigner, faites comme vous le sentez, écrivez nous avec vos mots ou racontez le nous. 

Les témoignages sont anonymisés (sauf demande contraire). 

Pour lire d’autres témoignages c’est par ici : www.violencedutravail.com et sur le blog de médiapart : violencedutravail

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