La fable du caractère élitiste des sciences et ses conséquences

Une idée reçue fausse de la société suggère une utilisation injustifiée des sciences pour la sélection dans l'orientation supérieure. Cette idée reçue est un des moteurs de la discrimination sociale dans les filières scientifiques les plus sélectives et la principale cause des dysfonctionnements grandissant du lycée. Il s'agit d'une langue bois construite en collaboration entre la "gauche de la gauche", la "droite irresponsable" et des "mandarins des services centraux de l'éducation nationale ». Les premiers ont comme intérêt de perpétuer les injustices sociales du système éducatif et donc de conserver une clientèle. Les deuxièmes veulent cacher les erreurs d'analyse qui ont conduit à la désastreuse réforme du lycée de Chatel qui a renforcé les déséquilibre de la filièreS (filière généraliste mais dite scientifique) au détriment des élèves qui s'appuyait sur les sciences pour réussir et au détriment de la capacité des élèves de tester leur envie de s'investir dans les études scientifiques. Les derniers ont comme intérêt d'avoir un prétexte pour continuer de jouer au démiurge pour la réorganisation du lycée. C'est bien ce mensonge qui a justifié toutes les réorganisations du lycée depuis 30 ans, lesquelles ont, bien entendu, toutes été inadaptées puisqu'elles s'appuyaient sur un diagnostic faux.

Les erreurs d'analyse qui servent à justifier cette fable

Les erreurs d'analyse sont au nombre de trois :

Fable 1 : La "machine à trier" serait spécifique à la France. C'est FAUX. Tous les systèmes éducatifs ont une diversité des parcours après l'équivalent de notre Troisième qui peut être caricaturé comme une machine à trier. Cela provient d'une contrainte intrinsèque à la nature humaine. 

- Fable 2 : Le tri se ferait de manière illégitime sur les compétences en sciences. C'est FAUX. Le principal critère de tri, pendant le parcours scolaire, se fait sur la capacité d'expression littéraire et le non sur le niveau en maths, et encore moins sur le niveau en science. Le tri sur les maths se fait uniquement pour les 40% de la classe d'âge ayant atteint le niveau de rédaction sur les codes propres aux études littéraires, exigé pour les filières générales. Les jeunes font le choix de la filière généraliste dite scientifique,  non pas à cause du prestige des sciences, mais parce que cela permet de garder toutes les portes ouvertes pour les études supérieures.

- Fable 3 : Pour réussir la prestigieuse école de commerce HEC, il serait plus facile de passer par un bac S (bac généraliste dit scientifique) qu'un bac ES (bac économique et sociale). C'est FAUX. En effet, ceux qui affirment cela oublient, volontairement pour certains, que les meilleurs élèves vont plus souvent en S. Il suffit de regarder les notes de Seconde des dix derniers qui ont intégré HEC après la filière S et les notes des dix derniers qui ont intégré HEC par la filière ES, pour comprendre que c'est plus facile par la filière ES.

 Dans la suite du texte, je vais détailler ces affirmations. Elles sont d'une telle évidence qu'on ne peut qu'être révolté que ces contre-vérités soient toujours portées par des mandarins à l'intérieur de l'éducation nationale. Les personnes qui les imposent à l'intérieur du système n'ont pas un QI de 80. Il est bien évident qu'il ne s'agit pas d'une conviction, mais bien d'un choix délétère pour des intérêts personnels. 

Les conséquences de ces erreurs d'analyse

Les conséquences des évolutions inadaptés du lycée qui ont résulté de ces idées reçues ou des messages qui y sont liées sont  au nombre de quatre et porte des enjeux forts.

- l'absence de filières spécifiques pour ceux qui souhaitent se diriger vers les filières scientifiques. La filière S est devenue au fil du temps une filière généraliste, conçue pour permettre tous les parcours post bac. Aussi, au fil du temps les exigences des matières littéraires se sont transformées.  Aujourd’hui, la finalité des matières littéraires n’est pas de permettre aux élèves de se construire une culture générale dans la durée, mais de permettre aux élèves de poursuivre s’ils le souhaitent des études littéraires ou de réussir les concours des écoles de commerce. Les programmes de sciences physiques ne sont plus faits pour préparer à des études de physique, ni pour permettre aux élèves de tester leur attirance pour des études scientifiques, mais pour donner une culture générale à l’élève qui va se diriger vers d’autres études. On caricature à peine quand on dit que cette filière est cadrée pour ceux qui vont faire HEC puis l’ENA.

- la mise en échec des élèves qui s'appuyait sur leur capacité à modéliser les phénomènes physiques pour réussir.  C’est une conséquence des doctrines pédagogiques inadéquates qui ont tiré la dernière réforme des programmes de sciences physique de S. Ce pan important de l’apprentissage indispensable de ceux qui se destinent à faire des études supérieures en sciences à été sciemment éludés pour de mauvaises raisons. Par ailleurs, le bloc littéraire a été renforcé et l’analyse de données dont le caractère antipédagogique est connu a été intégrée dans les exigences des sciences physiques. Les élèves qui écrivent en parfait français mais qui ont du mal avec les codes de communication artificiels de l’expression littéraire n’ont plus suffisamment de matière pour appuyer une réussite. Il s’agit d’un véritable gâchis, du vol de l’avenir de milliers des jeunes, avec un biais social et des conséquences pour le pays. On peut évaluer à 10% des jeunes qui réussissaient par le biais de l’ancienne filière S dans ce cas. Les personnes qui justifient ce gâchis confondent « culture générale » et « capacité de questionner la question de la manière nécessaire pour faire des études littéraires ». Ces deux notions n’ont, en réalité, aucun lien de cause à effet.

- l'autocensure des jeunes issus de milieu modeste pour les filières les plus exigeantes. A la notion de tri par les sciences est associée une idée reçue d’une volonté calculée de rester entre soi, qui ferait, qu'à capacité égale, un jeune issu de milieu populaire aurait moins de chance qu’un jeune de milieu favorisé d’intégrer de très grandes écoles après la filière S. Aussi, vers 2010, l'Ecole Polytechnique avait fait une étude (non publiée) pour comprendre les biais sociaux dans ses épreuves. Ils ont conclu qu'il n’y en avait pas dans les matières scientifiques. La seule matière qui avait des biais sociaux était l'oral d'anglais. Ils se trouvent que les jeunes quels que soient leur origine ont accès aux mêmes livres de maths et de physiques. Ces formations ont toutes les semaines des séances d’exercices d’une heure avec quatre élèves. Et la complexité des sujets est telle que aucun parent ne peut aider. Les principales causes de la discrimination sont l’autocensure et la réalisation de la menace du stéréotype de Steele (1995-1997). C’est la conviction que la formation n’est pas faite pour eux qui entraîne, le choix de ne pas y aller «  ce n’est pas la peine d’essayer, je n’ai pas ma chance » et une moindre ténacité devant la difficulté. Cette conviction provient de mensonges sciemment diffusés.

- l'autocensure des jeunes filles pour les métiers des sciences et de la technologie. A cause des représentations de la société, les filles ont besoin d’être plus rassurées sur la capacité de réussir pour aller vers ses formations. Ce que ne permettent pas les programmes actuels de maths et de physiques de S.

Nous voyons que la suppression de cette idée reçue de la société porte sur deux enjeux forts :

- que la France ait les chercheurs, les techniciens et les ingénieurs nécessaires à son économie pour affronter le futur,

- une diminution de la discrimination en fonction sur les origines ou du sexe pour les formations scientifiques les plus exigeantes.

 La diversité des parcours des lycées professionnels, technologiques et générales

La machine à trier n'est pas spécifique à la France. Jusqu’à la période moderne dans la quasi-totalité des civilisations les rites de passage dans l’âge adulte se situent à 13 ans.  C’est inhérent à la maturité humaine, c’est à cet âge que l’enfant devient pré-adulte et applique ses propres règles. Ce qui explique que dans tous les pays le passage d'un enseignement commun à une diversité de parcours se fait vers 15 ans. Il n’est pas possible de faire autrement à cause de la diversité des acquis, de l’envie ou non de s’investir dans des efforts intellectuels ou d’apprendre un métier. Dans tous les pays du monde, le dispositif qui permet l'affectation à un parcours et qui se situe au plus tard à 15 ans et peut être caricaturé sous l'expression "machine à trier".

La dictature de l’expression littéraire

Le véritable tri illégitime se fait sur l’expression écrite. Ce sont les difficultés de lecture et d'expression qui conduisent à la destruction de la confiance en soi en Quatrième et Troisième. C'est le niveau en expression écrite qui le principal moteur de l'orientation vers le professionnel et vers les filières technologiques. Il est opportun de se demander pourquoi les concepts de la philosophie ne sont pas vulgarisés et sont réservés à ceux qui savent questionner la question à la manière exigée dans les études littéraires dans une dissertation. Il n'y a aucune raison si ce n'est de réserver certaines clés de la compréhension des mécanismes humains à une élite littéraire. Il est opportun de se demander pourquoi les jeunes qui réussissaient dans via l'ancienne filière E (supprimée en 1995) sont aujourd'hui conduit à la perte de la confiance en leur capacité et à une réussite médiocre. Cette filière avait les exigences en expression des bacs technologiques et les exigences en maths de l'ex-bac C.  Il est opportun de se demander à qui profite la confusion organisée entre "avoir une culture générale" et "savoir questionner la question à la manière des littéraires". La culture générale ne se fait pas pendant les années lycée, elle se construit à l'âge adulte. Le lycée peut donner des "repères ancrés dans la durée" et l'envie de se construire une culture générale par la lecture de revues, la visite de musée et le visionnage de documentaires sur la télévision. Rien à voir avec les exercices de style nécessaires pour poursuivre des études littéraires. Pourtant la filière S est, depuis la réforme Chatel, interdite à ceux qui n'ont pas prouvé leur capacité à faire des études littéraires. Il s'agit d'une véritable discrimination sur laquelle les ordonnateurs de la langue de bois ayant cours à l'éducation nationale imposent une chape de plomb. 

Les mensonges pour faire croire à un tri illégitime sur les sciences

Le sentiment d’illégitimité du tri par les maths est bâti sur quatre mensonges voulus par des mandarins de l’éducation nationale. Je me rappelle les avoir entendu dans la bouche de recteur ou d’inspecteur générale de l’éducation nationale dans les années 2006 à 2010.

Mensonge n°1 – Ce serait plus facile de réussir la première année de Droit ou d’entrer à HEC après avoir réussi un bac S. Pour affirmer cela, une erreur simpliste de logique est faite : on oublie de prendre en compte que les meilleurs élèves quand  n’ont rien contre la physique choisissent la filière S, car cela permet de garder toutes les portes ouvertes 2 ans de plus. Si on regarde les notes de Seconde Générale et Technologique des derniers admis, on arrive à la conclusion que c’est faux. C'est-à-dire qu’un élève de Seconde Générale et Technologique qui sait qu’il veut faire du Droit ou une école de commerce n’a aucun intérêt à choisir la filière S, contrairement à ce qui est proclamé au plus au niveau du système.

Mensonge n°2 – Les élèves choisiraient pour la filière S pour des raisons de prestige de la chose scientifique. Faux. Les élèves le choisissent pour se garder le maximum de possibilités d’études après la Terminale. Par ailleurs, ce ne sont nullement les acquis en sciences en générale qui font la différence, mais la capacité prouvée en maîtrise de la logique qui est sous-jacente aux mathématiques ou la possession de l’outillage mathématique indispensable. En effet, les trois principaux éléments qui permettent la sélection ou la réussite de la première année de l’enseignement supérieur sont : le niveau acquis en expression littéraire, le niveau acquis en mathématiques, la capacité de s’auto-organiser dans ses apprentissages. Souvent le grand public n’a pas conscience que le premier critère est la capacité de rédaction suivant les codes des littéraires pour la bonne raison que celles et ceux qui ne possédaient pas cette compétence ont été éliminés des enseignements généraux à la fin de la Seconde.

Mensonge n°3 – La sélection par les maths qui s’opèrent dans certains parcours serait injustifiée et discriminante socialement. Il s’agit d’une idée reçue construite sur le mensonge n°1. En effet, ni l’ENA, ni le droit, ni médecine, ni les ENS-littéraires, ni les filières hypersélectives sur les métiers artistiques ne sélectionnent sur les maths. Dans la quasi-totalité des cas (si ce n'est la totalité), quand les compétences en maths entrent dans une sélection que lorsqu'elles sont indispensables pour le métier donné. Oui pour faire une ENS-Option Mathématiques il faut être bon en maths comme pour être admis dans les plus prestigieuses des Ecoles d'ingénieurs scientifiques, comme pour faire des études sur la physique quantique. Personne ne met en cause pour qu'aller dans une école de dessin, il faut montrer des compétences en dessin, ni que pour aller dans une section de sport Etudes, il faut être bon en sport. Par ailleurs, si la « manière d’être » entre dans les critères des écoles de commerce, l’accès à la culture par la famille entre dans la possibilité de faire des hautes études littéraires, la discrimination sociale dans les études scientifiques n’est nullement liée à la matière mais à des éléments comme le moindre encouragement à l’effort intellectuel dans la famille ou l’autocensure à cause des idées fausses de la société.

Mensonge n°4 – La sélection par les maths dans certaines études supérieures serait propre à la France. Il est évident que je ne connais pas tous les pays. Cependant, j’ai des éléments factuels sur  deux pays : la Finlande et les Etats-Unis. Aux Etats-Unis, l’admission en université est basée sur trois éléments : le score dans des tests organisés par des offices privées, la démonstration de sa motivation et l’acceptation de payer les frais de scolarité très élevés. En Finlande, les explications se trouvent dans le livre de Paul Robert sur dans son livre sur le système éducatif finlandais. Le lycée général est sélectif sur les notes de fin de l’équivalent du collège. Les mathématiques sont la seule matière pour laquelle le lycée a deux parcours (cours allégé de 6 à 8 modules, cours approfondi de 10 à 13 modules) [page 38].  Les matières présentées pour la matriculation (équivalent du bac) sont inscrites dans le diplôme. Il est possible d’avoir un bac sans maths, un bac avec Mathématiques niveau normal et un bac avec un Mathématiques niveau avancé [page 39 à 40]. Le modèle du lycée unique sur le modèle du collège unique a été testé en Finlande dans les années 1970, c’est son échec qui conduit à la situation actuelle avec 2 parcours en maths et trois niveaux possibles en fin de lycée. La communication de Pierre Legrand, lors du colloque d’Action Sciences du 5 avril 2008 (page 49 à 52 des actes) fait le point des situations dans plusieurs pays et montre que tous ont un parcours différencié pour ceux qui veulent approfondir les mathématiques pendant les années lycée. Il conclut sur la réforme Gentile en Italie en 1923 basée sur " l’égalitarisme scientifique", qui, d’après lui, a détruit durable les études scientifiques italiennes pendant plusieurs décennies.

Les deux compétences de base sur lesquelles se fait la sélection après un bac général

Comme je l’ai déjà écrit dans le mensonge n°2, les trois principaux éléments qui permettent la sélection ou la réussite de la première année de l’enseignement supérieur sont : le niveau acquis en expression littéraire, le niveau acquis en mathématiques, la capacité de s’auto-organiser dans ses apprentissages.

Dès la fin de Troisième, tous les parcours ont des exigences pour avoir une chance raisonnable de réussir, l’habileté manuelle, les acquis en rédaction, l’acceptation des conditions de travail du métier, les acquis en maths, la capacité à s’auto-organiser dans son travail, etc. Il n'est pas possible de faire autrement. 

La sélection sur la compétence littéraire se fait plus précocement et est plus brutale. Ce n’est pas le niveau en Maths qui interdit l’accès au lycée général et technologique, mais la capacité de rédiger.

La grande différence entre l’expression littéraire et les mathématiques est que la première se fait sur des paliers, et que la deuxième permet de mettre une échelle linéaire jusqu’à la fin des études. Un élève qui sait écrire suivant les codes artificiels exigés en cours d’histoire, s’il a un tiers des acquis en Histoire et choisit des études supérieures en Histoire, y réussira. Un élève qui n’a acquis qu’un tiers des concepts de l’année de Terminale en mathématiques, s’il continue des études mathématiques, y échouera. C'est-à-dire qu’il est beaucoup plus difficile de faire des impasses. C'est-à-dire que la connaissance en mathématiques se construit comme un mur où une brique s’appuie sur une autre brique. Il n’est pas possible de voir la multiplication avant l’addition, de voir la dérivée avant la continuité des courbes, etc.

Pour cette raison, quand le programme est trop dense par rapport à l’horaire et l’hétérogénéité des élèves, certains élèves se retrouvent en situation d’échec. L’enseignant n’a pas le temps de vérifier que chaque concept est acquis dans la durée par chaque élève et certains se retrouvent noyés

Par ailleurs, les élèves peuvent avoir une approche très différente de la matière : une approche où il donne du sens au concept et une approche plus traditionnelle où l’élève apprend des méthodes à appliquer de matière systématique. La première approche est infiniment plus rapide mais n’est pas accessible à tous. Ce qui explique qu’il y a besoin d’au moins deux parcours sur les mathématiques au lycée, comme je le décris dans le mensonge 4. Le besoin de deux parcours en mathématiques est lié à la diversité des fonctionnements cognitifs. 

Le dysfonctionnement du lycée général n’est pas qu’il y a deux niveaux de mathématiques celui de ES et celui de S. L’existence d’au moins deux parcours est propre à tous les lycées du monde. Le dysfonctionnement du lycée générale n’est pas que les maths servent parfois à la sélection, comme l’expression écrite et donc les bons élèves choisissent la filière qui a les plus hautes exigences en expression écrite et en maths, car la sélection (à l'entrée ou au bout d'un an) existe dans toutes les études supérieures du monde.

Le problème est que le parcours le plus exigeant en maths oblige à faire de la Physique et d’avoir la capacité de poursuivre des études littéraires, alors qu’il se serait possible de laisser le libre choix, du parcours en expression littéraire, du parcours en maths et de la dominante de manière séparée comme je l’ai montré dans un précédent billet. http://blogs.mediapart.fr/blog/viviane-micaud/270813/une-proposition-pour-le-futur-lycee-general

Conclusion

Le caractère prétendument particulièrement élitiste des sciences est une fable très répandue dans la société. Les sélections par l’expression écrite, par les maths, par le niveau en sport, par les acquis dans une matière particulière existent mais sont liés aux prérequis nécessaires pour réussir une formation. Ces sélections ne sont nullement particulières à la France mais existent dans tous les pays.

Cette fable est à l’origine de nombreux dysfonctionnements, l’évolution du lycée vers une moindre prise en compte des besoins des études scientifiques alors que le pays a besoin de scientifiques pour assurer son avenir. Cette fable a des biais socialement discriminant car elle génère une autocensure de ceux qui pensent que ce n’est pas fait pour eux alors qu’ils ont toutes les compétences.

Les enjeux sont trop forts. Les citoyens responsables doivent refuser de laisser passer ce mensonge et réagir systématiquement quand ils l'entendent. Il faut rappeler les faits indiqués dans ce billet de manière disparaître cette idée fausse de la tête de nos concitoyens. L’avenir du pays en dépend. 

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