Grèce : la grande responsabilité de la Plateforme de gauche

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La Plateforme de gauche est un véritable OVNI dans la vie politique européenne. Rassemblant essentiellement des ex-eurocommunistes ayant quitté le Parti communiste grec (KKE) dans les années 2000, elle représente aujourd'hui environ la moitié du Parti Syriza, avec la ferme conviction que l'Union européenne est irréformable et qu'il faut sortir de l'euro. Bien que constituant une tendance essentielle de Syriza, la Plateforme de gauche ne fait donc pas partie de la "gauche radicale" dont elle a rejeté les orientations du Parti de la Gauche européenne depuis deux ans.

Parmi les nombreux textes parus ces jours-ci, je vous invite à lire ce long entretien avec Stathis Kouvelakis, une figure intellectuelle importante de ce mouvement, franco-grec ex-militant du PCF, aujourd'hui plutôt entendu en France par le mouvement "Ensemble", groupement réunissant en particulier les trotskystes du Front de gauche, si je puis dire. La gauche radicale en France a en effet boycotté la Plateforme de gauche depuis le 25 janvier au profit d'un soutien inconditionnel à Tsipras. Avec le "succès" que l'on sait, comme à son habitude en fin de compte.

Kouvelakis nous donne une vision à la fois de l'intérieur (quelques révélations) et de l'extérieur de ce parti, en tout cas de l'intérieur de la Grèce, reconstituant en profondeur la chronologie des événements cruciaux qui se sont déroulés ces dernières semaines, avec l'orientation vers la droite de la tendance Tsipras, désormais plongée dans l'aventurisme.

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